Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 14:13

 à lire : "les couches populaires feront la décision dans cette élection présidentielle"

interview de jean-pierre CHEVENEMENT pour MARIANNE

              http://www.marianne2007.info

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coups de coeur
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 21:28

Le MOUVEMENT REPUPLICAIN ET CITOYEN est présent sur le département de l'Isère depuis sa création nationale.

Suite à la campagne des présidentielles de 2002,et dans le souhait d'accueillir les citoyens de tous horizons qui avaient soutenu la candidature de JEAN-PIERRE CHEVENEMENT, le MDC (Mouvement des citoyens) s'est transformé en MRC.

Pour mémoire rappelons que le Mouvement des Citoyens est né en ISERE, lors du congrès constitutif tenu à SAINT-EGREVE en décembre 1993 .

Environ 500 adhérents ou sympathisants participent aux prises de positions du MRC dans notre département ou les soutiennent... Ils sont répartis sur l'ensemble des circonscriptions de l'Isère.


Instances départementales au 13 juin 2008
 :

Frédéric VERGEZ, Président départemental - vergez_frederic@yahoo.fr 06 80 87 01 00
Eléonore PERRIER, Trésorière, eleonore.perrier@yahoo.fr

 

Secrétaires nationaux en Rhône-Alpes au 22 juin 2008

Catherine COUTARD, Porte-parole
Dominique VIAL, Citoyens Actualités
Eléonore PERRIER, Etudiants
 

Adresse postale :
MRC
38

46 rue d'Alembert

38 000 Grenoble


Par Eléonore Perrier - Publié dans : Présentation du MRC 38
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Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /2007 17:08
Le 18 mars 2007, les candidatures MRC ont été entérinées officiellement par le conseil national. Jean-Pierre Chevènement soutient Eléonore Perrier, candidate sur la 1e circonscription de l'Isère, et Roger Torgue, candidat sur la 8e circonscription de l'Isère.

JPC-et-EP-069---Copie.jpg

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En apportant votre soutien aux candidats du Mouvement Républicain et citoyen, vous donnerez aux forces du progrès: 
- le moyen d'être un contrepoids salutaire à la concentration du pouvoir dans les mains d'un seul clan
- la mission de préparer le renouvellement d'une gauche déterminée, fidèle aux valeurs républicaines, soucieuse de l'intérêt général et par cela même rassembleuse de toutes les forces de notre peuple. 

Pour une France FORTE, JUSTE et RESPECTEE. 



- Publié dans : Elections
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /2007 09:58

 

Par MRC Isère - Publié dans : Coup de gueule
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 21:38

Déclaration de Jean-Louis DELECOURT,

ancien président du comité gardois de soutien à

Jean-Pierre CHEVENEMENT

 «Tous les amis de Jean-Pierre CHEVENEMENT tiennent à faire part de leur profonde tristesse devant la disparition de Lucie AUBRAC, grande Dame de la France, de la Résistance à l’occupant nazi et à ses collaborateurs français jusqu’à son travail citoyen inlassable du devoir de Mémoire auprès de la jeunesse de France.

Ils ont souvenir de son vibrant appel, il y à 5 ans, en faveur de l’action politique autour de J.P.Chevènement, à tous ceux qu’elle nommait les «  volontaires de l’an 2002 » (elle sera d’ailleurs très proche de notre comité cévenol).

En fidélité à son combat permanent pour la nation française et pour la dignité humaine, nous tenons à appeler tous les hommes et femmes de progrès à faire face, le 22 avril 2007, à l’extrême -droite de LE PEN et la droite de SARKOZY

qui, s’inspirant aujourd’hui du régime de PETAIN, veulent imposer une politique bureaucratique et policière de l’identité nationale. »


Par Jean-Louis DELECOURT - Publié dans : Coups de coeur
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 20:03
Par Jean Paul Roux - Publié dans : Nos propositions
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 19:58
Article du Monde du 15/03/07
Il est au premier rang, ce lundi 12 mars, au gymnase Japy à Paris, où Ségolène Royal recevait "mille" personnalités artistiques et intellectuelles. Et il goûte les paroles qu'il entend. "Nous, républicains, nous sommes amoureux de la France... La nation n'est pas une addition de communautés... Avec moi, l'identité nationale ne disparaîtra pas dans la mondialisation" (Le Monde du 14 mars). C'est, bien sûr, la voix de la candidate socialiste ; mais, derrière le timbre un peu las, c'est du Chevènement. Pas bégueule ni trop regardante dans cette campagne sans repères, la salle applaudit à tout rompre l'ode républicaine.
 
C'est l'ex-député de Belfort, en effet, qui a écrit une bonne partie du discours. L'avocat Jean-Pierre Mignard a sauvé quelques passages, mais le "jus" est chevénementiste. Déjà, lors du discours à Villepinte, le 11 février, il avait inspiré des morceaux sur la France et sa "grande Histoire", et les avait envoyés à Max Gallo, désormais passé sur l'autre rive politique - l'historien ne cache pas son admiration pour Nicolas Sarkozy. Chevènement n'avait pas aimé l'interpellation de Gallo dans Le Parisien du 21 janvier : "Elle nous parle des 'territoires' : qu'elle nous parle de la nation !"

Après ses 5,33 % à l'élection présidentielle de 2002, on le croyait fini. A tort. Chevènement est de retour. Avec ses amis, de hauts fonctionnaires qui sont autant de bonnes plumes, il met sa patte et son miel dans les discours de Ségolène Royal. Sans jamais s'en vanter : "Je m'efforce de l'aider. Mais elle prononce les discours qu'elle veut", répond-il, avant de convenir : "Mais c'est vrai que j'ai un réseau de gens compétents : sur l'Europe, en politique étrangère, ce sont mes amis et moi-même qui travaillons souvent." Il intervient à chaque comité stratégique de campagne, met à disposition moult argumentaires. Pourquoi, sur Airbus, Ségolène Royal se priverait-elle de ce spécialiste des dossiers industriels qui, de surcroît, connaît si bien Louis Gallois, le nouveau patron d'EADS, un ancien de Socialisme et République, soutien du candidat Chevènement en 2002 ?

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Elections
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 19:47


En tous domaines Nicolas Sarkozy est le problème, tandis que Ségolène Royal est la solution

Intervention de Jean-Pierre Chevènement à la conférence de presse du 19 février 2007 au siège de campagne de Ségolène Royal. Il y distingue dans un tableau, point par point, les lignes de clivage des projets de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy.

1.La difficulté d'une campagne présidentielle est d'en fixer les enjeux à bonne hauteur :

-en évitant de la réduire aux « couacs » réels ou plus souvent supposés de la campagne de Ségolène Royal à laquelle la droite, avec sa suffisance coutumière, conteste compétence et légitimité, tandis que Nicolas Sarkozy avait le monopole de la compétence, comme s'il détenait la légitimité qui est par nature de droite

-ainsi le chiffrage de son programme – 48+68 MF = 116 Milliards d'euros -, n'a pratiquement pas donné lieu à contestation sauf de la part du Monde, bien informé des critiques de MM. Lambert, Méhaignerie, Carrez et Blanc, hommes très compétents qui ont vu que M. Sarkozy « allait dans le mur ». M. Méhaignerie a indiqué qu'il serait possible de baisser tout au plus de un point, et non pas de quatre, le montant des prélèvements obligatoires en 2012.

Soit M. Sarkozy est un super Thatcher qui fait peur, soit c'est un super démagogue qui se moque des citoyens et auquel ceux-ci auraient bien tort de faire confiance.

2.Il faut apprendre à voir derrière la paille des mots le grain des choses.

-M. Guaino est le souffleur,

-M. Sarkozy le comédien, un comédien dont le talent est certain. Mais est-il sincère ? Que cache-t-il derrière ses discours ? Je les ai lus avec attention.

Nicolas Sarkozy

Développe une conception amphigourique de la France. « M. Attrape-tout ». C'est toujours la même prétention de la droite à confisquer la nation. Il détrousse les cadavres des héros morts de la gauche. Il détrousse même les vivants (ex. préparations rémunérées aux concours de la Fonction Publique proposition Chevènement , Ecoles de la 2ème chance initiative Edith Cresson).

Ségolène Royal

Ségolène Royal expose une conception vertébrée et exigeante de la France à partir des valeurs de la Révolution. Elle récuse la prétendue synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution. Ségolène Royal expose un patriotisme de bon aloi, une politique étrangère « sans humilité et sans arrogance », essentiellement fondée sur le Droit.

Nicolas Sarkozy

c'est la conflictualité. Il veut réglementer le droit de grève et supprimer un poste sur deux dans la Fonction Publique.

Ségolène Royal c'est la démocratie sociale, la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes

l c'est la , la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes

Nicolas Sarkozy, c'est l'appel à l'effort égoïste

Ségolène Royal, c'est l'appel à l'effort partagé. Droits et devoirs s'équilibrent. C'est une République généreuse mais aussi exigeante. Il y a des contreparties à l'allocation d'autonomie pour les jeunes sur critères de ressources. Les jeunes devront passer un contrat. Cela n'a rien à voir avec l'assistanat.

Avec Nicolas Sarkozy, les cadeaux fiscaux pour les riches. Inégalités et stagnation économique seront au rendez-vous. Sous couvert de « valeur travail », il redécouvre la plus-value : la détaxation des heures supplémen-taires profitera aux patrons et pas aux chômeurs. Il est en fait l'homme du capitalisme financier.

Ségolène Royal sait ce qu'est la valeur du travail : cela s'appelle les salaires qu'elle propose de revaloriser par une conférence des revenus dès juin 2007. Elle prévoit de lutter contre les délocalisations. La relance du pouvoir d'achat des salariés, à commencer par les travailleurs pauvres, nourrira la croissance.

Nicolas Sarkozy est en phase avec les libéraux européens. Avec lui, c'est la certitude d'une Europe au fil de l'eau

Ségolène Royal se prononce pour une Europe qui protège, pour une Europe redressée sur le plan économique et social (soutien à la croissance et à l'emploi dans les statuts de la BCE, gouvernement économique de la zone euro, politiques communes vigoureuses).

Nicolas Sarkozy, c'est l'appel aux communautarismes : Ch. Estrosi: « la communauté juive a un candidat naturel, N. Sarkozy », N.Sarkozy : « Aucun ministre de l'Intérieur n'a autant fait pour les musulmans »

Ségolène Royal c'est la République et la laïcité.

Pour l'Ecole Nicolas Sarkozy propose de supprimer la moitié des postes des enseignants partant à la retraite.

Ségolène Royal a le souci de l'éducation des plus jeunes, des quartiers, des parents, d'un service de la petite enfance, du soutien scolaire. Elle donne la priorité à l'Education.

Comme le gouvernement sortant, Nicolas Sarkozy a un rapport dégradé avec le monde de la recherche

Ségolène Royal propose un pacte de confiance avec les chercheurs : recherche publique, développement universitaire, recherche privée dans les entreprises innovantes.

En matière de santé, Nicolas Sarkozy propose une franchise supplémentaire de remboursement pour les assurés sociaux et l'augmentation du tarif des généralistes.

Ségolène Royal demande un effort partagé entre les praticiens, les assurés sociaux et l'industrie du médicament. Elle donne la priorité à l'Hôpital public auquel elle accordera des moyens perennes.

En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy c'est le « tout répressif ». Il a supprimé la police de proximité et privilégié la police d'intervention et d'interpellation à l'aveuglette. Il a accru les tensions urbaines.

Ségolène Royal lie Education, citoyenneté, prévention et répression. Elle veut rétablir une police de quartier, proche de la population.

Nicolas Sarkozy s'est fait le chantre de l'immigration « choisie », avec de forts relents xénophobes.

Ségolène Royal propose une intégration sur critères et le co-développement avec les pays d'origine, la priorité à l'Afrique en matière de politique étrangère

En matière de politique étrangère, Nicolas Sarkozy symbolise l'inféodation extérieure

Ségolène Royal fait entendre la voix juste de la France, une voix de principe fondée sur le droit international.

Conclusion : Nicolas Sarkozy joue les rassembleurs mais diviserait gravement le pays. Face au défi de la mondialisation, Nicolas Sarkozy offrirait un pays fracturé et amer, dominé par l'Argent roi, une France dépourvue de charme et d'attrait.

Conclusion : Ségolène Royal est une candidate à l'écoute, ouverte au dialogue, qui rassemble vraiment sur un projet de solidarité et d'ordre juste. Face au défi de la mondialisation, Ségolène Royal c'est la confiance retrouvée, une France au beau visage, accordée aux valeurs humanistes de notre Histoire, aussi bien qu'aux aspirations de notre temps, une France sympathique aux autres peuples, attractive et tournée vers l'avenir.

Par blog Chevénement - Publié dans : Coup de gueule
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /2007 19:29

Enfin une reconnaissance mutuelle pour créer un front uni contre la droite

Socialistes et Républicains ont signé un accord politique reprenant certains des fondamentaux du MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN :

Respecter le vote du 29 mai 2005 rejetant le projet de Constitution Européenne

Instituer un gouvernement économique de la zone Euro pour l’emploi, la croissance et le contrôle de l’OMC

Garantir les services publics

Impulser une politique industrielle en favorisant la recherche et l’innovation

Assurer la sécurité par la prévention et la sanction

Favoriser les énergies sans émission de gaz à effet de serre

Faire participer le revenu du capital  au financement  de la protection sociale

Renforcer la solidarité nationale

Garantir l’apprentissage à l’école, des savoirs fondamentaux et de la pratique de la citoyenneté

Améliorer le rôle du parlement et renforcer sa représentativité par une dose de proportionnelle

 

C’EST  SUR CET ENGAGEMENT MUTUEL QUE

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT ET LE MRC

 APPELLENT A VOTER POUR SEGOLENE ROYAL

 
Accord politique PS - MRC
adopté par la Convention MRC du 10.12.2006 et par le Bureau National du PS du 12.12.2006

A travers les projets qu’ils ont respectivement élaborés, le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Socialiste entendent définir un programme de législature qui constitue une alternative durable à une politique de la droite, faite d’acceptation d’une mondialisation sans règle et de résignation devant le chômage de masse et ses conséquences, d’injustice sociale, de démantèlement de nos industries, de liquidation des services publics, d’abandon des principes républicains.

Ils veulent réunir leurs efforts pour rassembler une majorité de Françaises et de Français en 2007. Ils entendent réussir ensemble après la victoire pour donner un sens à cette mondialisation et remettre la France en marche.

Le PS et le MRC se sont prononcés différemment lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen. Ils prennent acte du vote des Français le 29 mai 2005, refusent toute ratification du texte rejeté sauf introduction dans un simple traité institutionnel de dispositions ne posant pas de problème de fond (ainsi la désignation d’un président du Conseil européen pour deux ans et demi renouvelables) ou sur lesquelles un accord entre partis pourra intervenir. Ils entendent construire l’avenir en respectant cette volonté populaire

La priorité sera donnée à la relance économique et à la lutte contre le chômage

Le MRC et le PS entendent réorienter la construction européenne pour la mettre au service de l’emploi et de la croissance concertée. Pour cela ils proposent de réformer le pacte de stabilité pour en faire un pacte de croissance, d’instituer un gouvernement économique de la zone euro, capable de mettre en œuvre cette priorité à la croissance, de réformer les statuts de la Banque centrale européenne pour inscrire dans ses missions la recherche d’un haut niveau d’activité et d’emploi. La lutte contre l’euro cher sera une de nos priorités.

Nous proposons un effort renouvelé en matière de recherche et en matière d’innovation et d’impulser une politique industrielle capable de relever les défis d’une économie mondialisée, spécialement dans les secteurs vitaux et stratégiques. Il s’agira notamment de lutter contre les OPA hostiles et de mieux maîtriser le capital de nos grandes entreprises ; En matière énergétique, il sera indispensable de faire face aux prix durablement élevés du pétrole et du gaz en favorisant les énergies sans émission de gaz à effet de serre parmi lesquelles l’énergie nucléaire domaine dans lequel les atouts industriels exceptionnels de la France doivent être préservés, le développement d’acteurs énergétiques publics puissants capables d’assurer la sécurité de nos approvisionnements, ainsi que les économies d’énergie.

Nous agirons pour changer les règles de l’OMC, exiger des normes sociales et environnementales, lutter concrètement contre les délocalisations et les destructions massives d’emplois, en protégeant l’industrie européenne et en renforçant le tarif extérieur commun par une clause antidumping social.

La relance de la croissance suppose d’augmenter le pouvoir d’achat, de revaloriser le travail et notamment les bas salaires et d’élever les taux d’activité dans notre pays. Cette exigence appellera une réforme du financement de la protection sociale notamment par transfert d’une partie des cotisations patronales sur la valeur ajoutée de l’entreprise et par contribution accrue des revenus du capital au financement de la protection sociale.

Nous agirons pour préserver les services publics de la frénésie de libéralisation qui les détruit ou les menace, pour la maîtrise publique des énergéticiens nationaux, pour que de nouveaux services publics apportent des réponses aux besoins de nos concitoyens.

 
Relever la République sera notre ambition

Nous entendons renouer avec le projet égalitaire et émancipateur de la République. Pour cela nous voulons mettre un terme à l’affaissement de l’Etat pour moderniser et en faire l’instrument par lequel le bien commun s’affirme par dessus les intérêts particuliers.

La décentralisation doit cesser d’être opposée à l’Etat et doit respecter la solidarité nationale. Une vigoureuse politique d’aménagement du territoire est indispensable pour repenser la politique de la ville, l’action en faveur du logement, la politique d’aménagement rural.

L’idéal de la citoyenneté passe par une claire définition des missions de l’Ecole pour qu’elle soit capable de relever les défis de la démocratisation, de garantir l’apprentissage des savoirs fondamentaux par tous, de promouvoir tous les talents et de former des citoyens ; La rénovation de l’Université sera une priorité. Plus que jamais dans la mondialisation nous devons faire le pari de l’intelligence.

Par ailleurs un service civique court d’une dizaine de semaines, éventuellement fractionné, pourrait à la fois créer un lien social indispensable et répondre aux besoins de la nation, dans le domaine civil comme dans celui de la défense et pouvant notamment ouvrir sur des formules de volontariat service long.

L’égal accès à la citoyenneté est un enjeu majeur : aux jeunes issus de l’immigration, aux jeunes stigmatisés par leur quartier de résidence ou leur couleur de peau, nous devons tenir la promesse républicaine d’égalité. La France pourra demeurer une terre d’immigration à condition que soit affirmée la finalité de l’intégration à la République et que soit mise en œuvre une vigoureuse politique de co-développement avec les pays d’origine.

La laïcité, constitutive de la citoyenneté, est le meilleur moyen de briser l’enfermement dans le communautarisme. La France est un pays de citoyens égaux en droits et en devoirs indépendamment de leur origine ou de leurs convictions philosophiques ou religieuses.

La République est le cadre dans lequel les citoyens s‘expriment en Corse comme ailleurs sur le territoire national. Le choix des électeurs de Corse exprimé par le référendum insulaire du 6 juillet 2003 sera respecté.

 L’exigence de citoyenneté porte en elle le droit, égal pour tous, à la sûreté. Nous n’opposerons pas la prévention à la sanction, mais nous voulons articuler ces deux dimensions de l’action : prévention précoce, police de proximité, liaison police-gendarmerie-justice, efficacité de la justice. Ni angélisme ni démagogie sécuritaire : nous remplirons notre devoir d’assurer la sécurité à tous, et spécialement aux plus modestes qui sont souvent les plus exposés à la délinquance.

Dans le domaine des institutions, le rôle du Parlement qui contrôle le gouvernement et vote la loi doit être renforcé et, dès lors que la stabilité de l’exécutif sera assurée par un gouvernement procédant du Président de la République et présentant chaque année son programme de travail devant le Parlement. Une dose de proportionnelle, sur des listes nationales en complément des candidatures de circonscription, sera alors introduite dans le mode de scrutin législatif.

La France doit faire entendre sa voix en Europe et dans le monde

En Europe, une relance sera proposée à nos partenaires, fondée sur une action concertée de retour à la croissance (gouvernement économique de la zone euro, réforme de la BCE et du pacte de stabilité). Si des avancées institutionnelles sont possibles en accord avec nos partenaires, elles feront l’objet d’un traité institutionnel soumis à référendum mais qui ne saurait en aucun cas prévaloir sur la constitution nationale.

Les délégations de compétences sont utiles lorsqu’elles multiplient les capacités d’actions; elles doivent demeurer démocratiquement contrôlées. De même nous proposerons de simplifier la procédure des coopérations renforcées, capables de porter des projets concrets en Europe et de mettre en œuvre ces projets à côté des traités. Nous proposerons une active politique de partenariat en Méditerranée et en direction de la Russie pour garantir le développement et la paix sur notre continent et dans ses approches.

 En matière de défense, l’effort doit être recentré sur les missions de défense et non sur la fourniture de contingents pour opérations extérieures souvent à la remorque des Etats-Unis. L’indépendance de notre défense, dont le noyau reste la dissuasion, est un atout pour construire en Europe un acteur stratégique indépendant dans un monde que nous voulons multipolaire et rééquilibré.

Nous sommes les alliés des Etats-Unis, nous ne sommes pas leurs vassaux.

Le message de la France républicaine doit être porté avec force par la gauche : le libre-échangisme dogmatique ne résout pas les problèmes du développement et de la faim. Ce n’est pas le choc des civilisations qui vaincra la violence, mais le souci de la justice et la coopération Nord-Sud, notamment avec les pays d’Afrique. Le co-développement est notre horizon : effacement de la dette, relèvement de l’aide publique au développement, taxation des mouvements de capitaux spéculatifs, fonds structurels mondiaux, réforme du FMI et de l’OMC, organisation de flux temporaires de migration du travail. La vie internationale doit être régie par le droit.

La justice internationale, telle qu’elle est élaborée notamment par le Conseil de sécurité de l’ONU, ne doit pas être une justice à deux vitesses.

La France a de nombreux atouts. C’est un grand pays fier du message universel dont la Révolution de 1789 a posé les principes. Elle dispose d’immenses ressources pour relever les défis de l’avenir dès lors qu’on fait appel au courage, à la volonté et à l’intelligence civique. Refonder la République et retrouver la confiance des citoyens : telle est la grande ambition collective que nous proposons à la gauche pour remettre la France en marche.

Par MRC/PS - Publié dans : Nos propositions
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 10:49

Nous sommes devenus conscients des risques environnementaux que notre société produit. Le dernier et 4e rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) conclut à la responsabilité de l’homme dans le réchauffement de la Terre à plus de 90%. C’est dire l’urgence dans laquelle nous sommes afin, non pas d’arrêter mais de ralentir cette dégradation et cela par des politiques publiques fortes.

Ségolène Royal propose la création d’un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. Et l’on peut miser sur cette fonction transversale pour mener une politique efficace, juste.

 Trois aspects :

 Les énergies

La dépendance croissante de l’économie européenne pour ses approvisionnements énergétiques et le renchérissement prévisible du coût des énergies fossiles doivent nous inciter à prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de notre relative autonomie énergétique dans le long terme.

Cette anticipation sur l’épuisement du pétrole, sur les incertitudes liées à l’approvisionnement en gaz en provenance de Russie ou du Maghreb, ou encore la nécessaire action pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES), nous encouragent à soutenir les énergies renouvelables : énergie éoliennes, hydraulique, solaire, la biomasse et la géothermie.  

Du point de vue de l’environnement, la contribution du nucléaire à l’application par la France du protocole de Kyoto participe à cette politique environnementale. Nous devons :

-          renouveler notre parc électro-nucléaire (déjà engagé avec le lancement du prototype de l’EPR),

-          renforcer notre politique de recherche sur le traitement des déchets nucléaires et sur les réacteurs de 4e génération,

-          investir dans les énergies du futur (projet ITER).

Au niveau énergétique, un pôle public de l’énergie EDF-GDF est à créer, ce sont des convictions que l’on porte depuis longtemps.

L'agriculture

Elle se trouve face à trois défis : l’eau, l’énergie et le défi alimentaire.

L’eau, les sols et la biodiversité sont des biens rares à préserver.

 L’énergie : l’idée est diminuer la part du pétrole et de développer les biocarburants (bioéthanol et diester), la biomasse, les éoliennes..

 Quant au défi alimentaire. Il est à plusieurs niveaux.

 Les objectifs de l’OMC obligent les politiques agricoles des Etats à se libéraliser et à diminuer les interventions publiques. L’UE doit peser en faveur de la régulation du commerce et des marchés mondiaux, en mettant la priorité sur l’organisation régionale, voire continentale. Ceci correspond à un soucis de sécurité d’approvisionnement et de sécurité sanitaire.

 Le Pacte présidentiel propose la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME). Il propose également une PAC mondiale, ce qui suppose une meilleure coopération et solidarité Nord-Sud (c’est bien la question du juste prix, équitable qui est en jeu). Il est évident que la volonté de l’excellence environnementale doit être défendue au niveau mondial, et un dialogue particulier doit être engagé avec la Chine, l’Inde ou encore le Brésil.

 Les pouvoirs publics européens doivent veiller à ce que les prix des produits agricoles se tiennent à des niveaux permettant d’assurer la production de denrées alimentaires en quantité et en qualité. La protection de l’espace européen est indispensable par l’instauration de droits de douanes protégeant nos prix à la production.

 La politique d’intervention publique est justifiée. L’Etat doit jouer son rôle de régulation : une meilleure répartition des aides vers les petites et moyennes exploitations familiales est nécessaire, également vers les exploitations faisant de l’agriculture biologique.

 L’agriculture, c’est aussi une question de santé publique :

-          les pratiques intensives doivent être reconsidérées sérieusement,

-          l’usage des pesticides doit être réduit à sa plus simple expression (on en connaît ses méfaits)

-          et enfin, la question des OGM n’est plus à différer : les essais en plein champ doivent être arrêter illico presto. Ceci devrait déjà être fait au nom du principe de précaution qui a valeur constitutionnelle depuis 2005 (par l’art. 5 de la Charte de l’environnement).

Les moyens de la lutte pour la préservation de notre environnement

Une politique d’incitation aux économies d’énergie doit être poursuivie :

-          généraliser l’isolation, promouvoir les objectifs HQE pour le parc immobilier public,

-          développer les transports collectifs (et Ségolène Royal nous propose de le financer par un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des groupes pétroliers), favoriser le fret et instaurer une éco-redevance pour décourager le transport routier,

-          inciter fiscalement les industries qui s’engagent à éliminer les composés toxiques ; concernant  la réglementation européenne REACH (concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques), il convient d’étendre ses capacités,

-          appliquer le principe pollueur-payeur , etc.

Toutes ces politiques d’intervention, d’incitation se traduisent par des créations d’emplois significatives. Ce qui est une chance pour la croissance économique.

Nous partageons cette même préoccupation de l’environnement durable et je souhaite que nous agissions en toute responsabilité. Nous savons maintenant que les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières, n’en déplaise à certains.

 

Le combat républicain est un combat ancien. Qu’en 2007 nous mettions tous nos efforts à construire un nouveau modèle de développement durable, tel est mon souhait.

Par Eléonore Perrier - Publié dans : Nos propositions
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