Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 12:12
L'université d'été du MRC à Belfort s'est révélée riche de rencontres et d'échanges d'idées entre républicains, communistes, alternatifs, socialistes et dirigeants allemands de Die Linke. Le défi était de réfléchir aux enjeux et perspectives d'une refondation républicaine.

Plusieurs défis sont devant nous. Il s'agit tout d'abord de palier le déficit de pensée. Ensuite de propose un projet alternatif et clair. Enfin, de sortir de la mondialisation financière.
A la manière de Kant, nous pouvons nous interroger de la manière suivante: qui puis-je savoir?  Que m'est-il possible d'espérer? Que dois-je faire?

Dans cette refondation, trois acteur fondamentaux: les forces sociales à (re)mobiliser, l'Etat-Nation, la réorientation de l'Europe. Ces mots doivent se traduire par une mise en oeuvre d'une pensée structurée et par une volonté en actes. De nombreuses volontés font jour pour construire les fronts de gauche.































Quelques morceaux choisis du discours de clôture de Jean-Pierre:

Pour s'afficher "moderne", on se dit libéral, au moment où la globalisation libérale entre dans une crise systémique qui, pour la première fois, ouvre la perspective de sa remise en cause! [...]
Mac Cain déclare: "le libre-échange sert la politique extérieure des Etats-Unis." Terrible cécité: la crise financière actuelle n'est pas seulement la conséquence d'une politique bancaire aventurée. elle résulte du fait que, depuis longtemps, les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens. Leur déficit commercial dépasse 700 milliars de dollars, soit 6% de leur PIB. [...]
Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy utilise Bernard Kouchnet et Jean-Pierre Jouyet pour mettre en oeuvre sa politique. Celle-ci refuse le consensus de l'Establischment financier et des élites bien pensantes pout mettre en oeuvre la politique que j'aid écrite comme "du pareil au même". [....]

L'incapacité de la gauche française et européenne à "penser mondial" s'enracine dans la crise de l'idée républicaine et dans le discrédit de l anation comme vecteur principal de notre responsabilité vis-à-vis du monde. [...]
Le "fondamentalisme de marché" qui a soutenu le thatchérisme, le reaganisme, le consensus de Washington et, en France, la politique de rigueur, a creusé partout les inégalités, nourri la spéculation et engendré une crise systémique sans précédent. Joseph Stieglitz, prix Nobel d'Economie, a dénoncé l'illusion selon laquelle "les marchés sont auto correcteurs, distribuent efficacement les ressources et servent l'intérêt général". Or c'est cette illusion-là qui soutient partout les politiques libérales au niveau national, européen et mondial.[...]
C'est pourquoi la tâche d ela gauche n'est pas seulement de réhabiliter le concept de nation républicaine comme communauté de citoyens mais d'en faire le vecteur d'une autre idée de l'Europe.[...]

M. Sarkozy inscrit la politique française dans le sillage de la politique américaine, que ce soit en Afghanistant, ou face à l'Iran, ou en Géorgie face à la Russie, ou encore en annonçant son intention de rejoindre l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, qu prétexte illusoire de construire par ailleurs une "défense européenne". [...]
L'idéologie des droits de l'homme, déconnectés des droits des citoyens, constitue une couverture commode pour toutes les dérives expéditionnaires et nous devrions davantage prêter l'oreille à ceux qui, au Sud, voient dans le "devoir d'ingérence" professé par Bernard Kouchnet la résurgence d'un état d'esprit colonial ou néocolonial. [...]


Le parti socialiste est certes la formation la plus nombreuse à gauche, mais elle est loin d'être majoritaire dans le pays. Et il ne lui sert à rien de dominer à gauche, si la gauche est durabelement confinée dans l'opposition.

Nous aiderons ainsi le peuple français  se retrouver et à poursuivre son Histoire, dans une Europe renouvelée, une Europe des peuples, qui pourra, elle, être aussi un pôle dans le monde de main, un pôle nécessaire, indispensable au dialogue des nations et des cultures. Voilà un projet exaltant et réaliste à la fois. Il faudra l'incarner car nous ne pouvons pas laisser plus longtemps la gauche en déhérence.

Par Eléonore Perrier - Publié dans : Nos propositions
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