Coup de gueule

Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 19:47


En tous domaines Nicolas Sarkozy est le problème, tandis que Ségolène Royal est la solution

Intervention de Jean-Pierre Chevènement à la conférence de presse du 19 février 2007 au siège de campagne de Ségolène Royal. Il y distingue dans un tableau, point par point, les lignes de clivage des projets de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy.

1.La difficulté d'une campagne présidentielle est d'en fixer les enjeux à bonne hauteur :

-en évitant de la réduire aux « couacs » réels ou plus souvent supposés de la campagne de Ségolène Royal à laquelle la droite, avec sa suffisance coutumière, conteste compétence et légitimité, tandis que Nicolas Sarkozy avait le monopole de la compétence, comme s'il détenait la légitimité qui est par nature de droite

-ainsi le chiffrage de son programme – 48+68 MF = 116 Milliards d'euros -, n'a pratiquement pas donné lieu à contestation sauf de la part du Monde, bien informé des critiques de MM. Lambert, Méhaignerie, Carrez et Blanc, hommes très compétents qui ont vu que M. Sarkozy « allait dans le mur ». M. Méhaignerie a indiqué qu'il serait possible de baisser tout au plus de un point, et non pas de quatre, le montant des prélèvements obligatoires en 2012.

Soit M. Sarkozy est un super Thatcher qui fait peur, soit c'est un super démagogue qui se moque des citoyens et auquel ceux-ci auraient bien tort de faire confiance.

2.Il faut apprendre à voir derrière la paille des mots le grain des choses.

-M. Guaino est le souffleur,

-M. Sarkozy le comédien, un comédien dont le talent est certain. Mais est-il sincère ? Que cache-t-il derrière ses discours ? Je les ai lus avec attention.

Nicolas Sarkozy

Développe une conception amphigourique de la France. « M. Attrape-tout ». C'est toujours la même prétention de la droite à confisquer la nation. Il détrousse les cadavres des héros morts de la gauche. Il détrousse même les vivants (ex. préparations rémunérées aux concours de la Fonction Publique proposition Chevènement , Ecoles de la 2ème chance initiative Edith Cresson).

Ségolène Royal

Ségolène Royal expose une conception vertébrée et exigeante de la France à partir des valeurs de la Révolution. Elle récuse la prétendue synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution. Ségolène Royal expose un patriotisme de bon aloi, une politique étrangère « sans humilité et sans arrogance », essentiellement fondée sur le Droit.

Nicolas Sarkozy

c'est la conflictualité. Il veut réglementer le droit de grève et supprimer un poste sur deux dans la Fonction Publique.

Ségolène Royal c'est la démocratie sociale, la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes

l c'est la , la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes

Nicolas Sarkozy, c'est l'appel à l'effort égoïste

Ségolène Royal, c'est l'appel à l'effort partagé. Droits et devoirs s'équilibrent. C'est une République généreuse mais aussi exigeante. Il y a des contreparties à l'allocation d'autonomie pour les jeunes sur critères de ressources. Les jeunes devront passer un contrat. Cela n'a rien à voir avec l'assistanat.

Avec Nicolas Sarkozy, les cadeaux fiscaux pour les riches. Inégalités et stagnation économique seront au rendez-vous. Sous couvert de « valeur travail », il redécouvre la plus-value : la détaxation des heures supplémen-taires profitera aux patrons et pas aux chômeurs. Il est en fait l'homme du capitalisme financier.

Ségolène Royal sait ce qu'est la valeur du travail : cela s'appelle les salaires qu'elle propose de revaloriser par une conférence des revenus dès juin 2007. Elle prévoit de lutter contre les délocalisations. La relance du pouvoir d'achat des salariés, à commencer par les travailleurs pauvres, nourrira la croissance.

Nicolas Sarkozy est en phase avec les libéraux européens. Avec lui, c'est la certitude d'une Europe au fil de l'eau

Ségolène Royal se prononce pour une Europe qui protège, pour une Europe redressée sur le plan économique et social (soutien à la croissance et à l'emploi dans les statuts de la BCE, gouvernement économique de la zone euro, politiques communes vigoureuses).

Nicolas Sarkozy, c'est l'appel aux communautarismes : Ch. Estrosi: « la communauté juive a un candidat naturel, N. Sarkozy », N.Sarkozy : « Aucun ministre de l'Intérieur n'a autant fait pour les musulmans »

Ségolène Royal c'est la République et la laïcité.

Pour l'Ecole Nicolas Sarkozy propose de supprimer la moitié des postes des enseignants partant à la retraite.

Ségolène Royal a le souci de l'éducation des plus jeunes, des quartiers, des parents, d'un service de la petite enfance, du soutien scolaire. Elle donne la priorité à l'Education.

Comme le gouvernement sortant, Nicolas Sarkozy a un rapport dégradé avec le monde de la recherche

Ségolène Royal propose un pacte de confiance avec les chercheurs : recherche publique, développement universitaire, recherche privée dans les entreprises innovantes.

En matière de santé, Nicolas Sarkozy propose une franchise supplémentaire de remboursement pour les assurés sociaux et l'augmentation du tarif des généralistes.

Ségolène Royal demande un effort partagé entre les praticiens, les assurés sociaux et l'industrie du médicament. Elle donne la priorité à l'Hôpital public auquel elle accordera des moyens perennes.

En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy c'est le « tout répressif ». Il a supprimé la police de proximité et privilégié la police d'intervention et d'interpellation à l'aveuglette. Il a accru les tensions urbaines.

Ségolène Royal lie Education, citoyenneté, prévention et répression. Elle veut rétablir une police de quartier, proche de la population.

Nicolas Sarkozy s'est fait le chantre de l'immigration « choisie », avec de forts relents xénophobes.

Ségolène Royal propose une intégration sur critères et le co-développement avec les pays d'origine, la priorité à l'Afrique en matière de politique étrangère

En matière de politique étrangère, Nicolas Sarkozy symbolise l'inféodation extérieure

Ségolène Royal fait entendre la voix juste de la France, une voix de principe fondée sur le droit international.

Conclusion : Nicolas Sarkozy joue les rassembleurs mais diviserait gravement le pays. Face au défi de la mondialisation, Nicolas Sarkozy offrirait un pays fracturé et amer, dominé par l'Argent roi, une France dépourvue de charme et d'attrait.

Conclusion : Ségolène Royal est une candidate à l'écoute, ouverte au dialogue, qui rassemble vraiment sur un projet de solidarité et d'ordre juste. Face au défi de la mondialisation, Ségolène Royal c'est la confiance retrouvée, une France au beau visage, accordée aux valeurs humanistes de notre Histoire, aussi bien qu'aux aspirations de notre temps, une France sympathique aux autres peuples, attractive et tournée vers l'avenir.

Par blog Chevénement - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /2007 09:58

 

Par MRC Isère - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 18:36
Vous avez dit vote électronique ?
Celui-ci nous ferait économiser du temps et du papier. Que nenni ! Ne faisons pas l’économie de notre système démocratique.
Le 29 novembre dernier, le Ministre italien de l’Intérieur, Giuliano Amato, renonçait au vote électronique après les plus que plausibles fraudes aux élections législatives du 9-10 avril 2004. Le Gouvernement revient au papier.
 
La question de la fiabilité est essentielle. Quand bien même celle-ci serait acquise, de nombreux arguments en faveur du papier sont défendus (et notamment par la CNIL), entre autres les suivants :   
- financièrement, les machines à voter ont un coût bien supérieur à l’usage du papier.
- écologiquement, l’obligation de l’emploi de 50% de papier recyclé dans l’impression des bulletins de vote participe à l’amélioration environnementale.
 
Et puis, nous devons nous battre pour que la dimension humaine du vote reste à notre dimension. Il revient aux citoyens de faire exister les rites républicains, tel le vote.
 
Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /2007 15:01

Voici un lien vers un livre qui vient d'être "empêché de publication avant, les élections" concernant le bilan de Sarkozy.
Diffusez largement, ce livre sur le bilan de Sarkozy. Ce livre vient d'être censuré par l'éditeur MICHALON qui a subi des pressions. Il doit donc être diffusé par internet, pas encore sous total contrôle.
Ce qui se passe est désormais gravissime.
Merci de faire passer ce document à tous vos bons contacts, à lire, à diffuser.
Serge Portelli est membre du syndicat de la magistrature.
Son livre "Ruptures", dressant le bilan de Sarkozy au ministre de l'intérieur, devait être publié par Michalon... qui vient mystérieusement d'y renoncer au dernier moment, empêchant toute publication chez un autre éditeur avant les élections.
Afin que personne ne puisse dire  "On ne savait pas...", merci de diffuser largement autour de vous, ce fichier

Il n'est pas trop tard ...Il n'est jamais trop tard.

http://www.betapolitique.fr/

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 11:18

POUR INFORMATION, VOICI CE QUI S'EST PASSE HIER A CHATEAUNEUF DU PAPE :

1) Vendredi après-midi nous apprenons que Sarko sera à Châteauneuf du Pâpe.

Samedi à 16h30. Visiblement le meeting est peu annoncé et réservé aux fidèles du crû, ce qui n'est pas étonnant, vu le contexte politico-géographique (proximité d'Orange, forte présence locale FN etc).

2) Samedi vers 12h30, une douzaine de personnes, dont moi, décide de se retrouver à Châteauneuf du Pâpe vers 16h/16h30 pour "acclamer" notre Berlusco-bush national.

3) Nous arrivons en ordre dispersé à Châteauneuf vers 16h. Le moins qu'on puisse dire c'est que notre présence "massive" de 12 personnes environ aurait dû plutôt passer inaperçue. En effet, parmi les 300 ou 400 personnes présentes sur la place, nous arrivons par groupes de 2 ou 3, sans banderolle ni signe distinctif, et personne n'a même le temps de pousser le moindre slogan anti-Sarko...

ET POURTANT, C'EST LA QUE CA DEVIENT INTERESSANT :

A peine arrivés depuis 5 minutes sur la Place, je suis rapidement ceinturé par 4 mecs du service d'ordre de Sarko... La place en est d'ailleurs truffée (sans parler des RG, des flics municipaux et des gendarmes)... Celui qui à l'air d'être le chef du service d'ordre de Sarko dit à 2 de ses sbires :

"celui-là vous me le lâchez pas d'une semelle"... Et c'est effectivement ce qu'ils font pendant environ 30 à 40 minutes. Dès que je fait 1 PAS, ils se déplacent d'un pas, et dès que j'esquive un pas plus rapide, ils me serrent de façon plus "parlante". L'un des deux passera même les 40 minutes à me fixer dans les yeux... tactique d'intimidation ou névrose personnelle, je n'ai pas la réponse, par contre au bout des 40 minutes en question, je décide d'opérer un repli stratégique vers le seul bistro ouvert sur la place et donc en pleine effervescence... Les 2 mouches à merde restent sur le seuil, mais à peine commandé mon café, 3 flics de la gendarmerie entrent dans le café et l'un d'eux me montre sa carte et me dit : "contrôle d'identité, veuillez nous suivre"... Ils m'accompagnent jusqu'à la limite du "périmètre sécurisé", au bas de la rue principale du village, et me disent qu'ils vont m'accompagner jusqu'aux locaux des services techniques de la ville où ils effectueront le contrôle.

Au moment de monter dans leur camionnette un copain arrive, et du coup, je vois que je n'ai pas bénéficié d'un régime privilégié. Quand on arrive au local des services techniques, on s'aperçoit que la cour est truffée de 5 ou 6 cars de gendarmes mobiles. Autre surprise : 6 copains sont déjà là, ce qui signifie que nous sommes 8 au total à avoir été interceptés et à être "contrôlés".

Nous sommes retenus une heure et quart, puis libérés, le temps que s'achève le meeting de "Petit Corps Malade"... Les gendarmes (dépêchés de Gap !) justifieront la longueur abusive du contrôle par des problèmes de "communication" avec leur fichier informatique !!

Pendant notre heure et quart de mise en secret, nous avons le temps de téléphoner à des copains à l'extérieur pour prévenir la presse et une avocate... Coïncidence ou non, dès que le mot "avocat" est prononcé, nous sommes libérés dans les 5 minutes... Voila pour les "faits".

Ceci dit, cet incident mineur en soit, et qui s'est bien terminé, pose tout de même de graves questions :

1) POURQUOI ET COMMENT EST-IL POSSIBLE EN DEMOCRATIE DE SE RETROUVER EN GARDE A VUE A L'OCCASION D'UN MEETING PUBLIC EN EXTERIEUR SANS AVOIR EN RIEN TROUBLE L'ORDRE PUBLIC ?

2) COMMENT ET PAR QUI AVONS NOUS ETE REPERES ET "DENONCES" AUX SERVICES D'ORDRE DE SARKO SI CE N'EST PAR LES RENSEIGNEMENTS GENERAUX EUX-MEMES

ET COMMENT CETTE COLLUSION EST-ELLE ACCEPTABLE ??

3) COMMENT EST-IL POSSIBLE QUE LA GENDARMERIE NATIONALE SOIT AUX ORDRES D'UN CANDIDAT EN CAMPAGNE ELECTORALE, ALORS QUE, ENCORE UNE FOIS, AUCUN TROUBLE A L'ORDRE PUBLIC N'A EU LIEU ????

Je me contenterai pour l'instant de ces trois questions même si cet incident pose bien d'autres questions sur l'état de délabrement de notre démocratie et en particulier sur la manière dont les médias relateront l'incident.

GUIGOU

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /2007 09:26

« A tous les Français, je dis qu'ils ont tous, riches ou pauvres, forts ou faibles, droit au même respect, au même amour, à la même compréhension, et que ce respect, cet amour, cette compréhension ce sont les valeurs, les sentiments qui fondent mon idée de la France. »

C'est ce que Nicolas Sarkozy disait hier soir à son meeting au Palais des Congrès de Dijon. Pendant que le premier candidat aux élections présidentielles proclamait son discours sur les valeurs humaines de fraternité, tolérance, et d'universalité, des gens se faisaient tabasser. Leur seule faute était de se trouver là au mauvais moment.

Avec quelques copains, je suis allée hier soir au Palais des Congrès, « pour voir ». Il y avait une trentaine de jeunes, comme nous, à être venu observer ce qui se passait, voir que nous étions effectivement en désaccord avec les propos de Monsieur Sarkozy. Après quelques minutes passées à l'extérieur, nous nous sommes décidés mes amis et moi, à entrer, par curiosité. Nous ne criions pas, nous ne remuions pas les foules, on aurait pu nous prendre pour de vrais sarkozistes !! Nous n'étions pas à l'intérieur depuis un quart d'heure, que déjà on apercevait un jeune homme se faisant traîner sur le sol par les quatre membres parce qu'il avait hué M. De Robien, ministre. Un de mes amis s'est précipité sur lui pour le soutenir, le relever. Il s'est finalement retrouvé par terre à côté de lui, entouré de 5 ou 6 costaux, chargés de la « sécurité ». Ils les violentaient, ils leur donnaient des coups de pieds, les traînaient au sol. Nous ne pouvions pas laisser faire ça !! En voulant s'interposer entre ces vigiles et nos amis, nous nous sommes retrouvés tirés vers l'extérieur, on nous tordait les poignets pour qu'on se laisse faire, on nous attrapait par le cou pour que l'on ne crie pas. je n'ai vu qu'un seul homme avec un comportement humain parmi ces machines à allures d'hommes. Nous étions 6, ils étaient une dizaine.

Une fois à l'extérieur, nous avions retrouvé notre calme, pas un seul d'entre nous ne criait, pas un seul n'avait un comportement violent, pas un seul d'entre nous ne buvait ou ne fumait. Nous étions une trentaine. Nous avons alors vu arriver dix CRS, en plus des huit camions qu'il y avait de chaque côtés de la rue. Nous avons décidé de tous nous asseoir par terre, signe pacifiste et non violent par excellence ! Les CRS se sont mis en ligne devant nous, nous poussant, nous tirant par les bras, nous donnant des coups de matraque et nous encerclant. A ce moment là, nous étions 22. Ils étaient 27. Ils refusaient de parler, disaient que c'est interdit d'être là (c'est pourtant bien un lieu public, je me suis renseignée), qu'on avait pas le droit de nous asseoir à cet endroit. « La Bourgogne, c'est un vieux pays où l'on ne se bat que lorsque c'est nécessaire, que lorsque l'essentiel est en jeu. » continuait Monsieur Sarkozy. Je ne dois pas avoir la même notion de « l'essentiel » que ces hommes en armes, battant des hommes et des femmes faisant la moitié de leur poids, tous pacifistes, dont la seule faute était d'être là, de ne pas partager les idées de Monsieur Sarkozy.

« L'ouverture dont je veux être le candidat c'est l'ouverture d'esprit. L'ouverture d'esprit c'est être capable de prendre en considération les raisons de l'autre, c'est être capable de penser que l'autre pourrait avoir raison, c'est être capable d'échanger avec l'autre et de le respecter même quand on pense qu'il a tort. »

Nous n'avons pas eu le temps de nous exprimer, que déjà, nous étions encerclés. Nous ne pouvions même pas être là en signe de désaccord, que déjà on nous cachait. La liberté d'expression serait-elle bafouée ?!

« Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux que la police fasse son métier ? Qu'elle arrête les délinquants et les fraudeurs ? Qu'elle poursuive les voyous ? Parce que je dis que la victime vaut plus à mes yeux que le délinquant ? »

Nous ne sommes ni des délinquants ni des fraudeurs, ni des casseurs, mais nous sommes bien, nous, les victimes de ce système qui nous attend, de cette société policière à quoi il nous prépare.

« Je veux leur dire que si j'ai voulu mettre la morale au cour du débat politique, je veux aussi la mettre dans le comportement politique. »

Si elles ressemblent à ce que j'ai vécu, la morale, la démocratie que M. Sarkozy nous propose, je vous avouerai que j'ai très peur.

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 10:08

 

Les parachutes dorés et les patrons voyous seraient, selon M. Sarkozy, les fruits tardifs de la contestation soixante-huitarde. Mais Mai 68 n'a quand même pas inventé le capitalisme financier mondialisé !

M. Sarkozy oublie de dire que l'autorité, le travail, le mérite sont des valeurs républicaines que la droite a laissé choir.
En 1968, c'est la droite (à l'époque Edgar Faure) qui a supprimé l'éducation civique. C'est la gauche en 1985 (moi-même en tant que ministre de l'Education Nationale) qui l'a rétabli dans les écoles et les collèges.
C'est sous Valéry Giscard d'Estaing qu'on a institué les retraites anticipées à cinquante ans, dans la sidérurgie notamment. Casse que M. Sarkozy déplore aujourd'hui. Mais qui a fait d'Usinor une société luxembourgeoise, Arcelor aujourd'hui achetée par le groupe indien Mittal, sinon M. Mer, et les gouvernements auxquels appartenaient M. Sarkozy ? Celui-ci ferait bien d'en revenir à son bilan de 2002 à 2007.

La droite n'a aucun titre pour revendiquer le travail, le mérite, l'autorité. Elle a donné trop de mauvais exemples, à commencer par M. Sarkozy lui-même quand il a déclaré revenir au ministère de l'Intérieur en 2005 pour mieux se protéger de ses amis. Ce n'était pas là donner une grande leçon de ce qu'est le service de l'Etat !

M. Sarkozy fait diversion sur le terrain idéologique et croit pouvoir donner des leçons de morale républicaine à Ségolène Royal. Il retarde en fait de 40 ans. Il se croit en juin 1968 quand la droite pouvait gagner les élections en agitant l'épouvantail de quelques voitures brûlées à la télévision. Grâce à M. Sarkozy, le nombre d'incendies de voitures a doublé de 2002 à 2007 (de 22 000 à 45 000 par an). Si ce n'est la faute de mai 68, c'est celle de Voltaire et de Rousseau ! Permanence des vieux schémas réactionnaires…

- Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 11:10

Le premier ministre prétend que l'intervention de Martin HIRSH au sujet d'une baisse de 20% du remboursement des médicaments vient de sa méconnaissance du programme pésidentiel du Candidat Sarkosy...

Oublier que la consommation des médicaments n'est pas une consommation choisie ,mais bien une consommation subie c'est introduire dans la relation à la prise en charge de la maladie une pratique dont les plus faibles seront les victimes.
C'est aussi remettre en cause diagnostics et  propositions de soins fournis par le médecin
C'est une catastrophe sanitaire dont les effets ne tarderont pas à se manifester :en effet cette mesure entraînera des retards dans la prise en charge de la maladie dans l'espoir vain que "çà ira mieux demain"... et dans les risques que prendront les malades de ne pas être soignés à temps...

Martin HIRSH a raison : ce n'est pas une bonne mesure...et une fois de plus , les plus démunis en seront les premières victimes.

Aller,Monsieur le Président...écoutez...et reconnaissez votre erreur...ce n'était que celle d'une campagne électorale.

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /2007 16:45
Voici les éléments qui ont participé à ma prise de position contre l’installation de l’entreprise CHIMIREC à VILLEMOIRIEU
 
ELEMENTS POUR
 
-          afin de préserver notre planète il est de notre devoir de recycler et traiter nos déchets, le faire est un acte de citoyenneté !
-          cette usine ne traitera pas les déchets mais les récoltera pour les envoyer ensuite vers les centres de traitement.
-          L’usine ne polluera pas l’atmosphère et ne rejettera pas de déchets dans les ruisseaux ou la nappe.
-          L’usine n’utilisera pas tous le terrain pour ses locaux, il y aura donc de nombreux espaces verts autour ce qui agrémentera cette zone d’activité
 
ELEMENTS CONTRE
 
-          les fosses de récupérations sont souvent trop petites par rapports aux contenances des cuves de produits chimiques, toutes l’entreprise devrait être sur fosse !
-          pas de traitement d’air (charbon actif ou oxydateur thermique)  
-          Des produits dangereux seront exposé à l’extérieur
-          plan de secours inexistants en cas de catastrophe
-          les pompier ne sont pas encore formés pour se genre de catastrophe
-          possibilité d’une garderie à proximité
-          pente de certain toits trop peu pentus, risque d’effondrement en cas de neige abondante
-          risque de catastrophe naturel ignorée ! je tiens à signalé que dans les années 90 il y a eu 1m de neige ainsi que des inondations qui ont concerné le terrain ou sera bâti cette entreprise.
-          Instabilité du sol
-          Nombreuses cuves enterrées
-          Conséquences désastreuses en cas de catastrophe pour la nappe d’eau. La nappe d’eau est la richesse de Villemoirieu que ce passerai t il en cas de pollution ?
-          Conséquences désastreuses en cas de pollution de l’air pour la population la faune et la flore,
 
ELEMENTS FLOUS
 
-          le nombre d’emplois créer, ce sera sans doute des emplois spécialisés et rien ne nous dit que ce sont des habitants de la région qui seront employés.
-         Conséquence sur le tourisme et sur les entreprises qui oseront s’installer à coté
-         Les espaces vert ne seront ils pas transformés en four dans l’avenir pour brûler les déchets
 
 
CONCLUSION
 
            Je suis plutôt favorable à l’idée d’une entreprise de recyclage de produits chimiques car le recyclage et la protection de la nature sont pour moi un devoir pour la sauvegarde de la planète. J’ai toujours favorisé dans mes votes la création de déchetteries ou les mesures pour préserver la nature comme par exemple la création du parcours de santé.
 
Cependant la nappe et la faune et la flore spécifique et particulièrement de notre région sont des richesses indispensables que nous, élus, devons à tout pris préserver pour l’avenir des citoyens.
Même si cette entreprise ne devrait pas polluer, il s’avère que l’implantation de celle-ci au dessus de la nappe et proche de zones naturelles protégées les mettrait en danger en cas de catastrophe !
C’est pourquoi je ne peux que voter contre l’implantation de cette entreprise en ce lieu vital de notre région.
 
 
DERNIERE MINUTE
 
C’est sans surprise que le commissaire enquêteur a donné un avis favorable pour cette installation.
L’avis de la DRIRE sera beaucoup plus important pour la prise de la décision du préfet qui se fera en automne.
 
 
Eric GLAUME, conseiller municipal délégué de Villemoirieu
- Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /2007 10:01
( Madame, Monsieur le député, le sénateur )


Le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté, à une large majorité, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.
 
Un nouveau traité, intitulé « Traité modificatif » vient d’être approuvé, à Lisbonne, par les chefs d’Etats et de gouvernement et sera signé le 13 décembre. Le Président de la République projette de le faire ratifier par le Parlement prétextant qu’il a annoncé ce mode d’adoption pendant la campagne électorale.
 
Le Président a effectivement fait cette annonce mais pour un « mini traité » ou pour un « traité simplifié ». Or ce Traité modificatif n’a nullement ces caractères, c’est au contraire un « maxi traité », copie conforme du projet de Traité Constitutionnel Européen, dont le nom a été changé mais qui contient toujours les dispositions qui ont motivé le non du peuple français. M. Giscard d’Estaing, lui-même, a consacré tout un article dans Le Monde du 26 octobre 2007 pour démontrer que « Le texte des articles du traité constitutionnel est donc à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. » et pour qualifier ce document d’illisible pour les citoyens.
 
Or seul le peuple français a le pouvoir de défaire ce qu’il a fait. Vous êtes élus du peuple mais aucun de vous, députés et sénateurs, n’êtes mandatés pour désavouer le peuple français.
 
L’argument du président, pour se soustraire à l’obligation morale qu’il a de permettre au peuple de s’exprimerà nouveau directement, n’a donc aucune valeur. De plus, nous pouvons ajouter qu’au premier tour de l’élection présidentielle, celui ou les électeurs font leur véritable choix, les deux tiers au moins de nos concitoyens se sont prononcés pour des candidats, qui eux, s’engageaient à faire un référendum.
 
Si le Président de la République ne change pas lui-même d’avis, nous vous demandons de le contraindre à organiser ce référendum. Vous en avez le pouvoir en ne lui permettant pas de réunir les 3/5ème des suffrages exprimés lors du vote pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.
                                                                                                                                 ../
/..
 
Nous espérons que notre insistance, ainsi que celle de très nombreux Français, sera comprise de vous et que vous aurez à cœur de ne pas contribuer à une démarche qui désavouerait le peuple français en le contournant. Une démarche qui d’autre part, par un nouveau déni de démocratie auquel la construction européenne nous a souvent habitués, aggraverait encore un peu plus la fracture qui sépare le peuple et les institutions de l’Union Européenne.
 
Nous vous prions de recevoir M. (député ou sénateur) l’expression de notre sincère considération.
 
 
 JF DELAHAIS
1er secrétaire fédéral du MRC
Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés