Coup de gueule

Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 11:46

Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.
Alors qu'ils n'ont de cesse d'expliquer l'importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.


Cet amendement n'a pas fait l'objet d'un scrutin public (vote individuel enregistré) mais d'un vote à main levée.

Il a été défendu dans l'hémicycle par François de Rugy. Il a été le seul à voter POUR au nom des députés Verts! Les députés UMP ont voté contre et les députés socialistes et communistes n'ont pas souhaité prendre part au vote...

 

 source : www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp 

  


Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 17:21

En 1997, cinq ans après le référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement publiait "Le Bêtisier de Maastricht" (Editions Arléa). Voici quelques extraits des citations mises en exergue dans le livre. La crise de la zone euro jette une lumière crue sur le surréalisme de ces dernières.

 

 

« [Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)

 
« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)


« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels.» (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)


« Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)

 

« Interrogez les peuples de Bosnie, de l’ex-Yougoslavie, de Pologne et des autres pays. Ils nous disent : “ chers amis français, entendez-nous. Apportez-nous votre soutien et votre oui. Ce sera un oui à la française, à l’amitié, à la paix, à l’union. Votre oui à l’union fera tâche d’huile dans nos pays où nous souffrons tant ”. Les gens qui sont aujourd’hui sous les bombes seraient désespérés si les Français tournaient le dos à l’unité européenne. » ( Jack Lang, France Inter, 18.9.92)

 

« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe.» ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)

« Mon raisonnement est profondément socialdémocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)


« Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.92)


« Si le “non” l’emporte, on ne reparlera plus de l’Europe mais des batailles qui se sont déroulées au cours des siècles passés.» (Simone Veil, 14.9.92)


« Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92) « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht. » (Michel Rocard, Le Figaro, 17.9.92)


« En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)


« Moi aussi, j’ai peur de l’Allemagne. [...] Il ne faut pas prendre l’Allemagne pour un gros chien dressé parce qu’elle a été irréprochablement démocratique depuis quarante-cinq ans. » (Françoise Giroud, Le Nouvel Observateur, 3.9.92)


« M. De Villiers, donc s’installa à l’Elysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. [...] Si bien que, sans aller, comme certains, jusqu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Eu- rope de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”.» (BHL, Le Figaro, 18.9.92)


«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)


« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)


« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)


«L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)


« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)


« Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31.8.92)

« Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement.» (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)


« La France est une locomotive. Elle n’a pas le droit d’être dans le wagon de queue. [...] Le train de l’espoir ne passe pas deux fois. » ( Jack Lang, RTL, 23.8.92)


----
Quelques exemplaires d'occasion sont encore disponibles
à la vente sur Amazon

Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 20:07

Paris, le 29 mars 2010.

 

Madame la Première Secrétaire, chère Martine,


Nous avions décidé, le 4 novembre 2009, que le MRC et le PS constitueraient des listes communes aux élections régionales, tirant ainsi la leçon de ce qui s’était passé aux élections européennes. L’accord, dûment paraphé par nous-mêmes (Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement), le 10 février 2010, spécifiait que les candidats du MRC figureraient « en position éligible et inamovible pour les premier et second tours » dans quatorze régions. Tu avais évoqué à cette occasion « la première pierre d’une maison commune ».


Le Conseil National du MRC, réuni le 28 mars 2010, constate que cet accord n’a pas été respecté dans la moitié des régions. Quinze de nos candidats ont été retirés. Nous avons été privés de neuf élus. Le cas le plus flagrant a été celui de Catherine Coutard, classée 6ème dans la Drôme et pour laquelle, n’ayant pu réussir à te joindre, j’étais intervenu auprès de Claude Bartolone et au plan régional de Jean-Jack Queyranne. Mais il y en a beaucoup d’autres sur lesquels nous avions attiré en vain l’attention de vos responsables nationaux et celle des Présidents de région sortants.

 

Ce non-respect de la parole donnée ne créée pas les conditions d’une confiance élémentaire entre partenaires d’un même combat. Le temps du mépris pour nous n’est pas venu.


Par ailleurs, le Conseil National éprouve le sentiment que le Parti socialiste n’a pas tiré les enseignements de ses échecs passés : aucune remise en cause d’une construction européenne irréaliste, antisociale et « caporalisante ». Rien sur la nécessaire protection du marché européen. Rien sur la politique de change asphyxiante de la BCE. Aucune critique de la politique de rigueur salariale et budgétaire pratiquée par la coalition conservatrice-libérale allemande. Il est certes nécessaire de s’en prendre à la politique fiscale de la majorité actuelle en France mais c’est une vue totalement insuffisante des choses.


Nous sommes très inquiets quant à la possibilité pour le PS et ses « alliés privilégiés » Verts de se mettre à la hauteur des échéances de 2012. En l’absence, aujourd’hui, de tout programme et de toute Charte politique des primaires qui auraient pu permettre la sélection d’un candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012 dans des conditions acceptables par nous, le Conseil National a considéré qu’il ne nous était plus possible de participer aux travaux de la Commission chargée de préparer lesdites « primaires ».


La priorité est au projet car la situation du pays est extrêmement grave. C’est la raison pour laquelle le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen a décidé de soumettre à son Congrès, qui se tiendra les 26 et 27 juin prochains à Paris, un « programme de salut public ». Nous vous l’adresserons prochainement. C’est sur la base d’un projet clair, à la hauteur des défis que le pays doit relever que la gauche pourra affronter sans décevoir les prochaines échéances.


Nous préférons, aujourd’hui, retrouver notre liberté de parole et de mouvement pour œuvrer efficacement à l’élaboration de ce projet exigeant. Nous essaierons ainsi de servir au mieux les intérêts du monde du travail et ceux de la France. Nous contribuerons au débat républicain. Peut-être pourrons-nous nourrir votre propre réflexion.

 

Je te prie de croire, chère Martine, en mon amicale pensée.

 


Jean-Pierre Chevènement

Président du MRC

 

Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 10:17
Suite à l'avis défavorable émis par la commission d'enquête sur la Rocade Nord le 22 mars 2010, le MRC rappelle sa position transmise par courrier au commissaire enquêteur.



Grenoble, le 29 novembre 2009

Monsieur le Commissaire enquêteur

Après avoir pris connaissance du dossier d'enquête publique notamment à partir du site internet
www.rocade‐nord.fr, et un débat approfondi, le comité de l'Isère du Mouvement Républicain et
Citoyens souhaiterai vous faire part de plusieurs observations :

1 . A plusieurs reprises le Conseil général tente d'expliquer que "LA CONSTRUCTION DE LA ROCADE NORD
PERMETTRA DE FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT MULTIMODAL. "


Aucun argument développé n'est convainquant ni les études sur cet aspect. Le Conseil général a
commandé une étude à l'AURG. Elle démontre que l'impact sur la circulation automobile positif pour
le centre ville de Grenoble est très limité et uniquement si le tunnel est gratuit.

Par contre, elle démontre que la réalisation de la rocade n'améliore pas, voire dégrade, les conditions
d'accès à l'agglomération grenobloise en créant un appel de trafic sur des portions autoroutières
déjà saturées en entrée de l'agglomération".

Cet argument affirmant que la construction de la Rocade nord était indispensable pour permettre le
développement des transports en commun avait déjà été avancé en 1998 avant les travaux de la
réalisation de la ligne C sur les grands boulevards. La réalisation de cette ligne sans la rocade nord a
démontré qu'il n'était pas justifié.

2. LA ROCADE NORD : UN PROJET QUI ENGLOUTIRAIT TOUTES LES POSSIBILITÉS FINANCIÈRES QUI POURRAIENT ÊTRE CONSACRÉES AUX INFRASTRUCTURES POUR DE TRÈS NOMBREUSES ANNÉES SANS RÉPONDRE AUX BESOINS.

Le dossier page 25/29 du volume 1 "Présentation générale du projet" retient un total
"d'appréciation sommaire des dépenses de 667 millions d'euros".

Le dossier est très peu précis sur cet aspect pourtant ô combien important compte tenu des
montants.

Dans ce dossier les travaux sont portés pour 607,5 M€ (Les montants communiqués dans le rapport
présenté et adopté par le Conseil général e l'Isère le 9 novembre 2007 étaient les travaux étaient de
410 M€ valeur 2006 sur un total de 580 M€). Cette augmentation importante n'intègre pas les
aménagements urbains qui étaient de 100 M€ valeur 2006 et qui ne figurent plus dans le tableau du
dossier soumis à enquête. Cette évaluation à 100 M € pour les aménagements urbain a fait déjà
l'objet de beaucoup de discussions et est de manière peu contestable très sous évaluée.

Pour autant les travaux d'aménagements urbains sont indispensables et devront être réalisés et
financés… pour un montant qui n'est pas revu mais qui dépassera probablement de manière
significative les 100 M €. Prenons l'hypothèse qu'ils y aient la même évolution que sur les coûts de
l'ouvrage fonctionnel (410 à 607,5 M€) ils seraient de 149 M€…

Les études dans le dossier s'élèveraient à 12,5 M€. Il est surprenant que les études soient passées de
40M€ valeur 2006 dans le rapport adopté par le conseil général de l'Isère en 2007 à 12,5 dossier
enquête publique 2009.

Ces remarques soulignent les approximations des chiffres avancés dans le dossier d'enquête et un
coût devant être estimé probablement plus proche des 850 M€ soit une augmentation de 183 M€
soit près de 30% par rapport aux chiffres du dossier soumis à l'enquête publique; et de près de 50%
par rapport à l'estimation de 2006 (580 M€) adopté par le Conseil général.

L'exemple de Téo à Lyon tout comme la crise financière actuelle devrait conduire le Conseil général à
un discours prudent concernant les Partenariat Public‐Privé.

3 . L'ENJEU PRIORITAIRE DOIT ÊTRE LE DÉVELOPPEMENT DES TRANSPORTS EN COMMUN DANS TOUTE
L'AGGLOMÉRATION.


Dans la partie B diagnostic du PDU, il était expliqué que le trafic interne à l'agglomération
représentait 1 568 000 déplacements en 2002 (contre 1 250 000 en 1992) que le trafic "d'échange"
représentait 342 000 déplacements (contre 275 000 en 1992 et que le transit représentait 30 000
déplacements (contre 25 000 en 1992).

Le PDU soulignait donc que "cette structure du trafic montre que les flux de l'agglomération
grenobloise relèvent avant tout d'une problématique interne (à l'agglomération)….".

Pour redonner de la fluidité à l'accès à l'agglomération, il est donc essentiel de développer des
alternatives aux déplacements automobile interne à l'agglomération par un fort développement
d'une offre performante de transports en commun (type tram) dans l'aire de l'agglomération et
favoriser le développement d'un réseau Ter dans la région urbaine, notamment le voironnais et le
Grésivaudan pour permettre d'entrer à l'agglomération. Le Conseil régional en concertation avec la
Communauté d'agglomération de Grenoble et le SMTC doit aménager des gares de rabattement
facilement accessible avec des places de stationnements en nombre suffisante ainsi qu'une offre de
Trains tant en capacité qu'en fréquence suffisante pour constituer une alternative opérationnelle par
rapport à la voiture.

Compte tenu de ces remarques, il ne nous semble pas raisonnable d'engager ce projet et nous
vous invitons à émettre un avis défavorable.

Pour le Comité départemental
Frédéric VERGEZ
1er secrétaire de la fédération de l'Isère du MRC
Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 09:44
Samedi 13 juin à 14h30,
Emmanuel Todd, invité du 1er Festival de Géopolitique à Grenoble (Ecole de Management, 12 rue Piere Sémard) animera une conférence sur : "Le proctectionnisme au service de la paix ou de la guerre économique?"

Rencontre avec Emmanuel Todd, historien, démographe et sociologue, dont l'essai "Après la démocratie" permet de comprendre pourquoi la société française hésite entre ethnicisation et retour de la lutte des classes, pourquoi les hommes politiques vont devoir envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l'échelle européenne.

Le programme complet est sur www.anteios.org


Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 10:01
( Madame, Monsieur le député, le sénateur )


Le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté, à une large majorité, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.
 
Un nouveau traité, intitulé « Traité modificatif » vient d’être approuvé, à Lisbonne, par les chefs d’Etats et de gouvernement et sera signé le 13 décembre. Le Président de la République projette de le faire ratifier par le Parlement prétextant qu’il a annoncé ce mode d’adoption pendant la campagne électorale.
 
Le Président a effectivement fait cette annonce mais pour un « mini traité » ou pour un « traité simplifié ». Or ce Traité modificatif n’a nullement ces caractères, c’est au contraire un « maxi traité », copie conforme du projet de Traité Constitutionnel Européen, dont le nom a été changé mais qui contient toujours les dispositions qui ont motivé le non du peuple français. M. Giscard d’Estaing, lui-même, a consacré tout un article dans Le Monde du 26 octobre 2007 pour démontrer que « Le texte des articles du traité constitutionnel est donc à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. » et pour qualifier ce document d’illisible pour les citoyens.
 
Or seul le peuple français a le pouvoir de défaire ce qu’il a fait. Vous êtes élus du peuple mais aucun de vous, députés et sénateurs, n’êtes mandatés pour désavouer le peuple français.
 
L’argument du président, pour se soustraire à l’obligation morale qu’il a de permettre au peuple de s’exprimerà nouveau directement, n’a donc aucune valeur. De plus, nous pouvons ajouter qu’au premier tour de l’élection présidentielle, celui ou les électeurs font leur véritable choix, les deux tiers au moins de nos concitoyens se sont prononcés pour des candidats, qui eux, s’engageaient à faire un référendum.
 
Si le Président de la République ne change pas lui-même d’avis, nous vous demandons de le contraindre à organiser ce référendum. Vous en avez le pouvoir en ne lui permettant pas de réunir les 3/5ème des suffrages exprimés lors du vote pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.
                                                                                                                                 ../
/..
 
Nous espérons que notre insistance, ainsi que celle de très nombreux Français, sera comprise de vous et que vous aurez à cœur de ne pas contribuer à une démarche qui désavouerait le peuple français en le contournant. Une démarche qui d’autre part, par un nouveau déni de démocratie auquel la construction européenne nous a souvent habitués, aggraverait encore un peu plus la fracture qui sépare le peuple et les institutions de l’Union Européenne.
 
Nous vous prions de recevoir M. (député ou sénateur) l’expression de notre sincère considération.
 
 
 JF DELAHAIS
1er secrétaire fédéral du MRC
Par Eléonore Perrier - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 16:45
Voici les éléments qui ont participé à ma prise de position contre l’installation de l’entreprise CHIMIREC à VILLEMOIRIEU
 
ELEMENTS POUR
 
-          afin de préserver notre planète il est de notre devoir de recycler et traiter nos déchets, le faire est un acte de citoyenneté !
-          cette usine ne traitera pas les déchets mais les récoltera pour les envoyer ensuite vers les centres de traitement.
-          L’usine ne polluera pas l’atmosphère et ne rejettera pas de déchets dans les ruisseaux ou la nappe.
-          L’usine n’utilisera pas tous le terrain pour ses locaux, il y aura donc de nombreux espaces verts autour ce qui agrémentera cette zone d’activité
 
ELEMENTS CONTRE
 
-          les fosses de récupérations sont souvent trop petites par rapports aux contenances des cuves de produits chimiques, toutes l’entreprise devrait être sur fosse !
-          pas de traitement d’air (charbon actif ou oxydateur thermique)  
-          Des produits dangereux seront exposé à l’extérieur
-          plan de secours inexistants en cas de catastrophe
-          les pompier ne sont pas encore formés pour se genre de catastrophe
-          possibilité d’une garderie à proximité
-          pente de certain toits trop peu pentus, risque d’effondrement en cas de neige abondante
-          risque de catastrophe naturel ignorée ! je tiens à signalé que dans les années 90 il y a eu 1m de neige ainsi que des inondations qui ont concerné le terrain ou sera bâti cette entreprise.
-          Instabilité du sol
-          Nombreuses cuves enterrées
-          Conséquences désastreuses en cas de catastrophe pour la nappe d’eau. La nappe d’eau est la richesse de Villemoirieu que ce passerai t il en cas de pollution ?
-          Conséquences désastreuses en cas de pollution de l’air pour la population la faune et la flore,
 
ELEMENTS FLOUS
 
-          le nombre d’emplois créer, ce sera sans doute des emplois spécialisés et rien ne nous dit que ce sont des habitants de la région qui seront employés.
-         Conséquence sur le tourisme et sur les entreprises qui oseront s’installer à coté
-         Les espaces vert ne seront ils pas transformés en four dans l’avenir pour brûler les déchets
 
 
CONCLUSION
 
            Je suis plutôt favorable à l’idée d’une entreprise de recyclage de produits chimiques car le recyclage et la protection de la nature sont pour moi un devoir pour la sauvegarde de la planète. J’ai toujours favorisé dans mes votes la création de déchetteries ou les mesures pour préserver la nature comme par exemple la création du parcours de santé.
 
Cependant la nappe et la faune et la flore spécifique et particulièrement de notre région sont des richesses indispensables que nous, élus, devons à tout pris préserver pour l’avenir des citoyens.
Même si cette entreprise ne devrait pas polluer, il s’avère que l’implantation de celle-ci au dessus de la nappe et proche de zones naturelles protégées les mettrait en danger en cas de catastrophe !
C’est pourquoi je ne peux que voter contre l’implantation de cette entreprise en ce lieu vital de notre région.
 
 
DERNIERE MINUTE
 
C’est sans surprise que le commissaire enquêteur a donné un avis favorable pour cette installation.
L’avis de la DRIRE sera beaucoup plus important pour la prise de la décision du préfet qui se fera en automne.
 
 
Eric GLAUME, conseiller municipal délégué de Villemoirieu
Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /Mai /2007 11:10

Le premier ministre prétend que l'intervention de Martin HIRSH au sujet d'une baisse de 20% du remboursement des médicaments vient de sa méconnaissance du programme pésidentiel du Candidat Sarkosy...

Oublier que la consommation des médicaments n'est pas une consommation choisie ,mais bien une consommation subie c'est introduire dans la relation à la prise en charge de la maladie une pratique dont les plus faibles seront les victimes.
C'est aussi remettre en cause diagnostics et  propositions de soins fournis par le médecin
C'est une catastrophe sanitaire dont les effets ne tarderont pas à se manifester :en effet cette mesure entraînera des retards dans la prise en charge de la maladie dans l'espoir vain que "çà ira mieux demain"... et dans les risques que prendront les malades de ne pas être soignés à temps...

Martin HIRSH a raison : ce n'est pas une bonne mesure...et une fois de plus , les plus démunis en seront les premières victimes.

Aller,Monsieur le Président...écoutez...et reconnaissez votre erreur...ce n'était que celle d'une campagne électorale.

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 10:08

 

Les parachutes dorés et les patrons voyous seraient, selon M. Sarkozy, les fruits tardifs de la contestation soixante-huitarde. Mais Mai 68 n'a quand même pas inventé le capitalisme financier mondialisé !

M. Sarkozy oublie de dire que l'autorité, le travail, le mérite sont des valeurs républicaines que la droite a laissé choir.
En 1968, c'est la droite (à l'époque Edgar Faure) qui a supprimé l'éducation civique. C'est la gauche en 1985 (moi-même en tant que ministre de l'Education Nationale) qui l'a rétabli dans les écoles et les collèges.
C'est sous Valéry Giscard d'Estaing qu'on a institué les retraites anticipées à cinquante ans, dans la sidérurgie notamment. Casse que M. Sarkozy déplore aujourd'hui. Mais qui a fait d'Usinor une société luxembourgeoise, Arcelor aujourd'hui achetée par le groupe indien Mittal, sinon M. Mer, et les gouvernements auxquels appartenaient M. Sarkozy ? Celui-ci ferait bien d'en revenir à son bilan de 2002 à 2007.

La droite n'a aucun titre pour revendiquer le travail, le mérite, l'autorité. Elle a donné trop de mauvais exemples, à commencer par M. Sarkozy lui-même quand il a déclaré revenir au ministère de l'Intérieur en 2005 pour mieux se protéger de ses amis. Ce n'était pas là donner une grande leçon de ce qu'est le service de l'Etat !

M. Sarkozy fait diversion sur le terrain idéologique et croit pouvoir donner des leçons de morale républicaine à Ségolène Royal. Il retarde en fait de 40 ans. Il se croit en juin 1968 quand la droite pouvait gagner les élections en agitant l'épouvantail de quelques voitures brûlées à la télévision. Grâce à M. Sarkozy, le nombre d'incendies de voitures a doublé de 2002 à 2007 (de 22 000 à 45 000 par an). Si ce n'est la faute de mai 68, c'est celle de Voltaire et de Rousseau ! Permanence des vieux schémas réactionnaires…

Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /Avr /2007 09:26

« A tous les Français, je dis qu'ils ont tous, riches ou pauvres, forts ou faibles, droit au même respect, au même amour, à la même compréhension, et que ce respect, cet amour, cette compréhension ce sont les valeurs, les sentiments qui fondent mon idée de la France. »

C'est ce que Nicolas Sarkozy disait hier soir à son meeting au Palais des Congrès de Dijon. Pendant que le premier candidat aux élections présidentielles proclamait son discours sur les valeurs humaines de fraternité, tolérance, et d'universalité, des gens se faisaient tabasser. Leur seule faute était de se trouver là au mauvais moment.

Avec quelques copains, je suis allée hier soir au Palais des Congrès, « pour voir ». Il y avait une trentaine de jeunes, comme nous, à être venu observer ce qui se passait, voir que nous étions effectivement en désaccord avec les propos de Monsieur Sarkozy. Après quelques minutes passées à l'extérieur, nous nous sommes décidés mes amis et moi, à entrer, par curiosité. Nous ne criions pas, nous ne remuions pas les foules, on aurait pu nous prendre pour de vrais sarkozistes !! Nous n'étions pas à l'intérieur depuis un quart d'heure, que déjà on apercevait un jeune homme se faisant traîner sur le sol par les quatre membres parce qu'il avait hué M. De Robien, ministre. Un de mes amis s'est précipité sur lui pour le soutenir, le relever. Il s'est finalement retrouvé par terre à côté de lui, entouré de 5 ou 6 costaux, chargés de la « sécurité ». Ils les violentaient, ils leur donnaient des coups de pieds, les traînaient au sol. Nous ne pouvions pas laisser faire ça !! En voulant s'interposer entre ces vigiles et nos amis, nous nous sommes retrouvés tirés vers l'extérieur, on nous tordait les poignets pour qu'on se laisse faire, on nous attrapait par le cou pour que l'on ne crie pas. je n'ai vu qu'un seul homme avec un comportement humain parmi ces machines à allures d'hommes. Nous étions 6, ils étaient une dizaine.

Une fois à l'extérieur, nous avions retrouvé notre calme, pas un seul d'entre nous ne criait, pas un seul n'avait un comportement violent, pas un seul d'entre nous ne buvait ou ne fumait. Nous étions une trentaine. Nous avons alors vu arriver dix CRS, en plus des huit camions qu'il y avait de chaque côtés de la rue. Nous avons décidé de tous nous asseoir par terre, signe pacifiste et non violent par excellence ! Les CRS se sont mis en ligne devant nous, nous poussant, nous tirant par les bras, nous donnant des coups de matraque et nous encerclant. A ce moment là, nous étions 22. Ils étaient 27. Ils refusaient de parler, disaient que c'est interdit d'être là (c'est pourtant bien un lieu public, je me suis renseignée), qu'on avait pas le droit de nous asseoir à cet endroit. « La Bourgogne, c'est un vieux pays où l'on ne se bat que lorsque c'est nécessaire, que lorsque l'essentiel est en jeu. » continuait Monsieur Sarkozy. Je ne dois pas avoir la même notion de « l'essentiel » que ces hommes en armes, battant des hommes et des femmes faisant la moitié de leur poids, tous pacifistes, dont la seule faute était d'être là, de ne pas partager les idées de Monsieur Sarkozy.

« L'ouverture dont je veux être le candidat c'est l'ouverture d'esprit. L'ouverture d'esprit c'est être capable de prendre en considération les raisons de l'autre, c'est être capable de penser que l'autre pourrait avoir raison, c'est être capable d'échanger avec l'autre et de le respecter même quand on pense qu'il a tort. »

Nous n'avons pas eu le temps de nous exprimer, que déjà, nous étions encerclés. Nous ne pouvions même pas être là en signe de désaccord, que déjà on nous cachait. La liberté d'expression serait-elle bafouée ?!

« Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux que la police fasse son métier ? Qu'elle arrête les délinquants et les fraudeurs ? Qu'elle poursuive les voyous ? Parce que je dis que la victime vaut plus à mes yeux que le délinquant ? »

Nous ne sommes ni des délinquants ni des fraudeurs, ni des casseurs, mais nous sommes bien, nous, les victimes de ce système qui nous attend, de cette société policière à quoi il nous prépare.

« Je veux leur dire que si j'ai voulu mettre la morale au cour du débat politique, je veux aussi la mettre dans le comportement politique. »

Si elles ressemblent à ce que j'ai vécu, la morale, la démocratie que M. Sarkozy nous propose, je vous avouerai que j'ai très peur.

Par Jean Paul Roux - Publié dans : Coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés