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    <title><![CDATA[le blog mrc38 (Nos propositions)]]></title>
    <link>http://www.mrc38.com/categorie-1177606.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Nos propositions&quot; du blog &quot;le blog mrc38&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[le blog mrc38 (Nos propositions)]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/categorie-1177606.html</link>
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    <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 23:41:27 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 26 Jan 2012 23:41:27 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.mrc38.com</copyright>            <category>Nos propositions</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Contribution pour une politique de salut public]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-contribution-pour-une-politique-de-salut-public-58241806.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    La crise financière survenue au début de l’année 2007 a déclenché la crise économique et sociale qui se prolonge encore. On aura noté que la grande majorité des économistes et des politiques qui
    s’évertuaient à démontrer que la mondialisation ne pouvait qu’être heureuse ont été pris au dépourvu. Seule une petite minorité qui n’a généralement pas la faveur des grands médias considérait
    que cette crise ne manquerait pas de se manifester à un moment ou à un autre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les débats sur les causes, les conséquences et les remèdes à apporter font florès. Les mêmes qui pendant longtemps se trompaient sur toute la ligne et qui n’ont rien vu venir nous ont expliqué au
    début de la crise financière que l’Etat devait intervenir. Ils l’ont fait avec la même assurance que celle qu’ils manifestaient pour ressasser que le trop d’Etat était le problème majeur de la
    France. Si sur ce sujet la réalité a contraint les plus réalistes à inverser complètement leur discours, il n’en est pas de même sur toutes les questions. Ils étaient hier tous des chantres du
    libre échange, ils nous mettent maintenant en garde contre les tentations protectionnistes. Quelques uns, ont bien sûr infléchi leur discours sur cette question mais leur manque de conviction
    laisse supposer qu’ils cherchent plutôt à esquiver le risque d’être une nouvelle fois pris à contre pied par les faits.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Suite de l'article de Jean-François Delahais, ancien député de la 5e circonsription de l'Isère,
  </p>
  <p>
    en fichier joint.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/58/90/83/JFD/090930-Libre-echange-mod-100727.pdf"><img width="25" src="http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_pdf.gif" alt=
    "090930 Libre échange mod 100727" height="20"> 090930 Libre échange mod 100727</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 04 Oct 2010 11:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5291f349ad538cd72b1e8ef2f45c64fc</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-contribution-pour-une-politique-de-salut-public-58241806-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Congrès du MRC vu de Grenoble]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-le-congres-du-mrc-vu-de-grenoble-53165307.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Le 5e Congrès de Mouvement Républicain et Citoyen s'est tenu les 26 et 27 juin&nbsp; à Paris et a réuni près de 250 délégués. Parmi eux, trois isérois ont participé aux débats: Eléonore Perrier,
    conseillère municipal et communautaire de Grenoble, Frédéric Vergez, Président du MRC 38 et Jamal Zaïmia, colistier de la liste de Michel Destot.&nbsp;<br>
    <br>
    Les délégués ont voté pour "se préparer à présenter un candidat républicain" en 2012.<br>
    <br>
    "Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu'un contenu politique précédait les primaires proprement dites", a expliqué à la tribune Jean-Luc Laurent élu, à 53 ans,
    nouveau président du MRC à 91,7%.<br>
    <br>
    Son prédécesseur, M. Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l'unanimité, président d'honneur.<br>
    <br>
    Mais il n'est pas question de "participer aux primaires dans les conditions définies par le PS, entraînant inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni
    discussion du projet", a ajouté M. Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).<br>
    <br>
    Dénonçant un PS qui "nous écrase" et "reste prisonnier d'une vision libérale et européiste dépassée", M. Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel,
    que ces primaires risquaient de "se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages" après le "pacte" Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal.<br>
    <br>
    Face à la crise du capitalisme financier et "la crise de la monnaie unique que nous avions prévue depuis sa création", le MRC propose donc un "programme de salut public" en 40 propositions.<br>
    <br>
    "Nous voulons faire la révolution", c'est-à-dire "remettre les choses à l'endroit" et "faire passer le souci de l'Homme avant celui de la finance", a lancé "le Che" comme l'appellent certains
    délégués, se prononçant notamment pour "une monnaie qui n'écrase pas notre compétitivité" et une "mise en oeuvre d'un contrôle public du crédit".<br>
    <br>
    Dans un parti qui reproche au PS d'avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature de M. Chevènement qui doit rencontrer Martine Aubry en
    juillet, semble donc se profiler.<br>
    <br>
    "Son expérience, sa stature d'homme d'Etat, sa probité lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France", a affirmé M. Laurent, très
    applaudi.<br>
    <br>
    <span>En devenant président d'honneur, M. Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend "disponible le cas échéant" pour 2012, selon Julien
    Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine "<a rel="nofollow" href="http://www.chevenement2012.fr/" target="_blank">www.chevenement2012.fr</a>"
    et "<a rel="nofollow" href="http://www.chevenement2012.com/" target="_blank">www.chevenement2012.com</a>".</span><br>
    <br>
    Avant d'entonner la Marseillaise à la fin de son discours, l'intéressé, lui, a assuré ne "rien exclure", n'étant "animé que par le souci de servir (s)on pays".<br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Jun 2010 20:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a5ade8e75586dd37d16f7fdbdb109707</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-le-congres-du-mrc-vu-de-grenoble-53165307-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le MRC avec le comité 1905 Rhône-Alpes pour la défense de l'ecole publique, laïque et gratuite]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-le-mrc-avec-le-comite-1905-rhone-alpes-pour-la-defense-de-l-ecole-publique-laique-et-gratuite-51956404.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    Depuis le lancement de la pétition&nbsp;<span>&nbsp;</span> <strong><em>«&nbsp;POUR L’ECOLE PUBLIQUE&nbsp;»,</em></strong> les membres du<span>&nbsp;</span> Conseil d’Administration du COMITE1905
    Rhône-Alpes n’ont cessé d’œuvrer pour que nous soyons les plus nombreux possibles à soutenir cette initiative&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt 27pt;">
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <strong><em>Action incessante menée auprès des associations laïques, participation à l’élaboration de la journée du 19 Juin avec les
    organisations nationales signataires, recherche de partenaires motivés par la seule défense des valeurs de l’ECOLE<span>&nbsp;</span> PUBLIQUE, LAÏQUE, relances et interventions
    multiples.</em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    Aujourd’hui, ce sont plus de 180&nbsp;000 signataires qui sont comptabilisés, demain nous pourrons compter plus de 200&nbsp;000 soutiens, grâce à votre action et aux relais que vous assurez dans
    vos réseaux respectifs.
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    L’Ecole de la République a besoin de nous. Nous pouvons encore y apporter notre élan lors des manifestations du 19 Juin (ou à une autre date proche) dans les différentes préfectures de nos
    départements. Montrons que nous nous opposons à la loi Carle et aux accords Kouchner-Vatican&nbsp;! L’Ecole Publique a besoin de l’argent public. Nous refusons<span>&nbsp;</span> la
    marchandisation de l’enseignement&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    Faites passer ce message en multipliant <span>&nbsp;</span>les contacts par mails ou par le bouche à oreille.
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="color: purple; font-size: 18pt;">Redonnons la priorité à l’Ecole Publique, Laïque et Gratuite&nbsp;!</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="color: purple; font-size: 18pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    Rassemblons-nous nombreux pour montrer notre détermination&nbsp;en fêtant l’Ecole publique&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong>A GRENOBLE<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le <span style="color: red;">mercredi 16 Juin 2010</span><span>&nbsp;</span> à 17 h 30</strong><span>&nbsp;</span>
    Place Félix Poulat<span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong>A<span>&nbsp;</span> LYON<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> samedi<span>&nbsp;</span> 19 Juin 2010<span>&nbsp;</span> à<span>&nbsp;</span> 15 h</strong><span>&nbsp;</span> devant
    l’entrée du Parc de la Tête d’Or (porte des enfants du Rhône)
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong>A SAINT ETIENNE<span>&nbsp;</span> samedi 19 juin 2010 à 11 H</strong><span>&nbsp;</span> Place du Peuple
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    Participons dans la festivité à ces Grands lâchers de ballons&nbsp;!
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 13 Jun 2010 20:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e79c717a0f58c69d70e67491c5678daa</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-le-mrc-avec-le-comite-1905-rhone-alpes-pour-la-defense-de-l-ecole-publique-laique-et-gratuite-51956404-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[2012: le début de la reconquête de notre destin]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-2012-le-debut-de-la-reconquete-de-notre-destin-48912097.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Jean-Pierre Chevènement</span> <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">a rédigé un <strong>projet de motion d’orientation</strong> au
    Conseil national du 28 mars 2010 en vue de la tenue du Congrès du Mouvement Républicain et citoyen le 26 et 27 juin 2010 à Paris.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">A ce projet, sera annexé le Programme de Salut public en débat en interne depuis plusieurs mois.<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le point essentiel&nbsp;: «&nbsp;<strong>Notre projet, c’est la refondation républicaine et la construction d’une Europe démocratique des
    nations parce qu’il n’y a pas de démocratie en dehors d’elles&nbsp;».</strong> Voici ce texte.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 18pt;">2012 : le début de la reconquête de notre destin</span></strong>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Depuis l’automne 2008, le capitalisme financier globalisé est entré dans une crise profonde</span></strong><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">. L’analyse de notre dernier Congrès était à cet égard prémonitoire (« Un tsunami barre l’horizon »).</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">L’intervention (mal) coordonnée des Etats a pu, dans un premier temps, limiter les effets de cette crise : le renflouement du système financier
    et la relance économique ont été financés par une considérable injection de fonds publics. La dette publique s’est ainsi partiellement substituée à la dette privée. Mais cette crise n’a pas été
    traitée à la racine.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Cette crise en effet est celle d’une mondialisation par nature déflationniste et qui vit de l’endettement comme d’une
    drogue</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. Or, le crédit interbancaire est devenu prudent. L’assainissement financier n’est pas terminé. Les ménages épargnent
    plutôt qu’ils ne s’endettent. Les Finances publiques enfin ne peuvent pas être mises à contribution une nouvelle fois. La récession économique fragilise l’ensemble du système. Les déséquilibres
    macro-économiques entre pays excédentaires (Chine, Japon, Allemagne, pétromonarchies) n’ont pas été corrigés. Le système monétaire international connaît des fluctuations de changes aberrantes et
    insoutenables. Il doit être remplacé. Mais par quoi ? Le dollar n’entend pas se laisser détrôner.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La crise du capitalisme financier mondialisé doit être ainsi replacée dans un contexte plus vaste</span></strong> <span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">: déclin des Etats-Unis, montée des pays dits « émergents » (Chine, Inde, Brésil) retour de la Russie, etc. Une nouvelle bipolarité se dessine ainsi à
    l’horizon entre les Etats-Unis et la Chine. Elle risque de nous marginaliser, si nous ne prenons pas les moyens, en tous domaines, d’exister par nous-mêmes.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Ainsi, l’Europe, ou plutôt la zone euro, et la France avec elle, se trouvent prises en étau entre la pression des pays à très bas
    salaires et la dévaluation compétitive du dollar, du yuan et de la livre britannique</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. La danse du scalp des marchés financiers
    autour de la Grèce aujourd’hui (et peut-être demain du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie) nous ramène au Moyen-âge, à l’époque où de riches financiers tenaient en laisse des princes
    impécunieux, au bord, en permanence, de la faillite. <strong>C’est une régression de plusieurs siècles !</strong> Peut-il y avoir des Etats « faillis » ? On oublie la révolution démocratique et
    que, derrière les Etats, il y a les peuples. En fait les marchés financiers veulent maintenant la purge, c’est-à-dire une rigueur sans précédent. On a ainsi vu M. Woerth, ancien ministre du
    Budget, s’engager à Bruxelles à réduire de cinq points du PIB le déficit budgétaire français d’ici 2013, soit 100 Milliards d’euros ! C’est impossible, à moins d’une <strong>crise sociale
    majeure</strong> ! Cette crise sociale est maintenant devant nous. Car la coalition des libéraux sociaux et des sociaux-libéraux a déjà rendu les armes devant le pouvoir des marchés financiers.
    <strong>La coalition conservatrice-libérale de Mme Merkel dicte sa loi à l’Europe</strong> : priorité partout à la déflation salariale et budgétaire. L’Europe de Maastricht nous conduit ainsi à
    la catastrophe sociale collective.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Deux ans après la faillite de Lehmann Brothers et le krach de Wall Street, le capitalisme financier est toujours
    debout</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. Il a renoué avec des pratiques intolérables : bonus pharamineux, délocalisations massives. Les paradis financiers et
    fiscaux n’ont subi qu’un toilettage cosmétique, parfaitement inefficace du point de vue de la « moralisation » et du contrôle du capitalisme financier.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La bataille qui s’annonce est donc frontale</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Si on en vient à la situation française, force est de se rendre à l’évidence</span></strong> <span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">: Aucun candidat à gauche, aujourd’hui, ne porte pour 2012 un dessein cohérent de reconquête. S’il était élu, dans l’état actuel de la gauche, il se
    transformerait en un George Papandreou français. <strong>L’alliance du PS et des Verts n’est pas à la hauteur des défis auxquels le pays doit faire face</strong>.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il est donc capital que nous proposions une nouvelle stratégie</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. Au
    sein de la zone euro, nous devons amener l’Allemagne à rompre avec sa politique de déflation salariale compétitive, à renoncer à imposer des critères de déficits insupportables (0,35 % du PIB en
    2016 !), et enfin à accepter une politique de change réaliste et un grand emprunt pour financer une relance européenne. C’est cela le contenu de ce que nous appelons « le gouvernement économique
    de la zone euro ». Un tel gouvernement économique de la zone euro passe par un changement politique en Europe, en France et en Allemagne notamment, mais dans ce pays, les élections prochaines
    n’interviendront qu’en 2014.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Il incombera donc à la France de jouer encore une fois son rôle de « nation politique ».</span></strong> <span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">C’est un véritable « programme de salut public » avec des réformes de structures profondes, qu’il faut proposer à la France, avec un volet européen et
    mondial. Ce programme de salut public est développé en annexe du présent texte.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le choix de désigner le candidat de la gauche à travers des « primaires »</span></strong> <span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">organisées par le parti socialiste, le MRC, le PRG et peut-être le parti communiste, aurait pu être un bon choix, si ces primaires, ouvertes à l’ensemble
    des électeurs inscrits, sans aucune autre formalité que le versement d’une modeste cotisation minimale, comportaient une « charte » politique entre partenaires responsables et fiables et qui soit
    à la hauteur des enjeux. Dans la crise de l’Europe, le fédéralisme n’est pas une solution crédible. Toute souscription d’emblée à une formule fédérale nous ligoterait aussitôt au sein du P.S.E. :
    seul le dialogue démocratique des nations peut modifier « les fondamentaux » libéraux de la construction européenne, telle qu’elle nous a été imposée depuis le tournant des années 1980 (Acte
    unique, traité de Maastricht, pacte de stabilité, traité de Lisbonne).</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La gauche doit donc poser clairement deux problèmes : celui de la protection commerciale de l’Europe et celui de la politique de
    change</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. A défaut, notre participation à d’éventuelles « primaires présidentielles », nous conduirait, dans l’état actuel des
    choses, à nous mettre, pieds et poings liés, dans le sillage du social-libéralisme.</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Or, nous ne pouvons pas cautionner les règles du jeu</span></strong> <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">que nous avons
    dénoncées dès leur mise en place et qui ont conduit à l’essor du capital financier mondialisé puis à sa crise actuelle. Ce chemin nous conduirait à une impasse redoutable en 2012. <strong>Ces
    règles du jeu doivent être modifiées. Elles peuvent l’être si nous appelons le peuple français, le jour venu, à manifester sa volonté par référendum.</strong></span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Default" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">La gauche doit se mettre à la hauteur des enjeux</span></strong><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. <strong>Notre
    projet, c’est la refondation républicaine et la construction d’une Europe démocratique des nations parce qu’il n’y a pas de démocratie en dehors d’elles</strong>. 2012 ne doit pas être simplement
    l’année du rejet mais marquer le début de la reconquête de notre destin. <strong>Le MRC doit donc se préparer à présenter en 2012 un candidat républicain pour ouvrir la voie à une Europe des
    peuples</strong></span><span style="font-family: Arial; color: windowtext; font-size: 11pt;">.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Apr 2010 19:54:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6aebe59991a26e72ded45b822da72c1e</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-2012-le-debut-de-la-reconquete-de-notre-destin-48912097-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Appel National pour l'Ecole Publique]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-appel-national-pour-l-ecole-publique-48204087.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="just">
    <strong>L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion
    sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.</strong>
  </p>
  <p class="cent">
    <strong>Redonnons la Priorité à l’École laïque !</strong>
  </p>
  <p class="just">
    Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine
    culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier «&nbsp;le vivre ensemble&nbsp;» dans un espace où la liberté
    de conscience est strictement respectée.
  </p>
  <p class="cent">
    <strong>Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.</strong>
  </p>
  <p>
    Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :
  </p>
  <ul>
    <li class="just">les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
    </li>
    <li class="just">les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par
    l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
    </li>
    <li class="just">la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de «&nbsp;marché&nbsp;» scolaire,
    </li>
    <li class="just">la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
    </li>
    <li class="just">le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
    </li>
    <li class="just">les accords «&nbsp;Kouchner Vatican&nbsp;» (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets
    de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.
    </li>
  </ul>
  <p class="just">
    <strong>Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.<br>
    L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.</strong>
  </p>
  <p class="just">
    <strong>Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.</strong>
  </p>
  <p class="just">
    <strong>Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.</strong>
  </p>
  <p class="just">
    <strong>Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.</strong>
  </p>
  <p class="just">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="just">
    *************
  </p>
  <p class="just">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="just">
    Nous vous invitons à signer la pétition sur ce lien:&nbsp; http://www.appelpourlecolepublique.fr/
  </p>
  <p class="just">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="just">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="just">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="just">
    <strong><br></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Apr 2010 07:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">87a66077ada6419c77de1855e169ccb2</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-appel-national-pour-l-ecole-publique-48204087-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rupture!]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-35975118.html</link>        <description><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Éléments pour l’intervention de clôture de Jean-Pierre Chevènement, Université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, Toulouse, le 6 septembre 2009.</span>
  </h3>
  <p style="text-align: justify;">
    Je veux tout d’abord remercier Thierry Cotelle, maire adjoint de Toulouse, Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC, ainsi que Jean-Luc Laurent, Secrétaire national à la Coordination, et
    son équipe. Sur eux a reposé l’organisation de cette université d’été. Merci également à tous nos intervenants, et notamment à nos invités extérieurs : Paul Quilès, ancien ministre, Arnaud
    Montebourg, député, Jean-François Kahn qui aurait pu être député européen s’il avait voulu, Paul Thibaud, philosophe, Jean-François Knepper, syndicaliste, Président du Comité européen Airbus,
    Liem Hoang Ngnoc, économiste et député européen. Merci aussi à notre ami Pierre Cohen, maire de Toulouse et Martin Malvy, Président de la région Midi-Pyrénées qui ont bien voulu intervenir à
    l’ouverture de nos travaux. Merci à vous tous qui êtes venus nombreux de toute la France.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Face à la crise d’un système, celui du capitalisme financier mondialisé, nous avons besoin d’une réponse républicaine pour la France mais aussi pour le monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    <b>I – Une crise de la mondialisation</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    A) Il ne faut pas se tromper sur l’analyse. Le problème n’est pas celui de la moralisation du capitalisme, celui des bonus, tout cela est, bien entendu, scandaleux mais le problème est plus
    profond. La déflation salariale, qui est à l’origine du surendettement des ménages américains, a des causes : La principale, est dans un libre-échangisme effréné, dans la liberté donnée aux
    multinationales de mettre en concurrence les territoires et les mains d’œuvre. Le rapprochement Chine/Etats-Unis intervenu à la fin des années soixante-dix du précédent siècle, a joué un rôle
    essentiel dans cette fuite en avant du capitalisme vers l’exploitation du travail à bas coût. Certains évoquent aujourd’hui la Chinamérique ou encore le G2 : cette expression est inadéquate pour
    traduire la réalité d’un monde multipolaire beaucoup plus complexe. Mais il est vrai que ce soi-disant G2 a une réalité : c’est la parité fixe entre le yuan et le dollar. L’Administration Obama a
    renoncé à demander une réévaluation du yuan. Ce renoncement exprime un rapport de forces. La Chine tient le dollar à sa merci. Cette réalité géopolitique aussi est au cœur de la crise.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La mondialisation financière a fonctionné dans l’intérêt des multinationales et du capital spéculatif avec une monnaie mondiale, le dollar, qui a été gérée par les Etats-Unis comme si c’était
    seulement leur monnaie. Un secrétaire d’Etat au Trésor américain, M. Conally, disait à ses collègues : « le dollar est notre monnaie et c’est votre problème ». Les Etats-Unis se sont permis des
    déficits abyssaux. Ils vivent aujourd’hui très au-dessus de leurs moyens. Parce qu’ils étaient la puissance dominante, ils ont cru trouver une porte de sortie à leurs difficultés économiques dans
    la guerre en mettant la main sur les hydrocarbures du Moyen-Orient. Le résultat : ce sont deux guerres dans lesquelles les forces américaines sont aujourd’hui enlisées. Nous vivons le début de la
    fin de l’hégémonie américaine. La tache du Président Obama est difficile. Son but affiché est de restaurer le leadership américain. Mais dans la réalité, il faudra bien que les Etats-Unis
    adoptent une politique conforme à ce qu’ils sont : une grande nation certes, mais qui doit réapprendre à épargner, à dialoguer, bref à faire avec le reste du monde. Cette transition sera grosse
    de conflits.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    À cet égard, l’Europe risque d’être prise en étau entre la Chine et les Etats-Unis. L’affaiblissement de la parité du dollar rendra les produits américains plus compétitifs et accroîtra encore
    l’hypercompétitivité du yuan et des produits fabriqués en Chine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les énormes déficits américains vont accroître les déséquilibres macro-économiques à l’échelle mondiale. De nouvelles bulles se créeront. De nouvelles crises sont en perspective. C’est une
    nouvelle donne – un nouveau New Deal - à l’échelle mondiale qui est nécessaire. Si nous voulons sortir durablement de la crise, il faudra mettre un terme à la domination des marchés financiers.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Remettre la politique aux postes de commande, bref refaire des peuples et des nations les acteurs de l’Histoire et non les marchés financiers afin de mettre sur pied un nouveau modèle de
    développement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    B) <em>Désuétude de la social-démocratie</em>. Le modèle social-démocrate correspondait à un équilibre entre le travail et le capital. C’était vrai il y a un demi-siècle. Le capitalisme, à
    l’époque, fonctionnait sur un modèle fordiste. Il obéissait à une régulation keynésienne dans le cadre national. Ce capitalisme-là n’est plus ; il a été remplacé par le capitalisme financier.
    C’est la dictature de l’actionnariat, le triomphe de la théorie dite de « l’acquisition de la valeur pour l’actionnaire » dans un cadre entièrement dérégulé à l’échelle mondiale. Le communisme,
    qui faisait peur aux bourgeoisies occidentales qui se croyaient obligées de faire des concessions à leurs classes ouvrières, n’est plus. Les taux de syndicalisation ont fléchi. Les
    sociaux-démocrates sont devenus des sociaux-libéraux. Partout en Europe ils ont cru trouver une « troisième voie » (Anthony Giddens) : Jouer le jeu du libéralisme censé produire des richesses et
    ensuite opérer des corrections à la marge : RMI, CMU, investissement éducatif, etc. Cette politique, introduite en France en 1983, consacrée par l’Acte Unique en Europe, a été théorisée en
    Grande-Bretagne par Anthony Giddens et Tony Blair. Elle a été mise en œuvre aussi en Allemagne par Gerhard Schröder, à travers le plan Agenda 2010, à partir de l’année 2000. Ses orientations ont
    été généralisées à l’échelle européenne par les sommets de Lisbonne (2000) et Barcelone (2002). Ces politiques ont fait faillite. Les gouvernements sociaux-démocrates, qui étaient onze en 1999
    dans l’Europe à quinze, ont tous perdu le pouvoir ou sont en voie de le perdre. Le cycle du social-libéralisme est clos. C’est ce dont beaucoup de nos camarades socialistes ne se sont pas encore
    avisés. Notre rôle est de leur ouvrir l’esprit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    <b>II – Pour faire face à la crise, la gauche doit faire sa mutation républicaine</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    A) La classe des producteurs ne s’identifie plus à un bloc de classes homogène. Le retour aux sources de la République, l’appel à la raison du citoyen, la croyance en l’égalité humaine, voilà ce
    qui pourrait permettre à la gauche de se définir comme « parti républicain du peuple&nbsp;». Il nous faut réhabiliter l’idée d’un intérêt général qui serait à la fois l’intérêt national et
    correspondrait aussi à l’intérêt général de l’humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    Comment substituer à la logique des marchés financiers une autre logique politique ? Chacun comprend qu’un nouveau modèle de développement soutenable peut seul permettre de concilier l’aspiration
    légitime de pays comme la Chine ou l’Inde au développement, la volonté des Etats-Unis et de l’Europe de préserver leur tissu industriel, leur emploi et leur bien-être, et en même temps l’intérêt
    général de l’Humanité qui est d’économiser ses ressources rares (énergies fossiles, eau, air, sol) et lutter contre l’effet de serre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    Pour cela, nous devons planifier une révolution énergétique sans tomber dans le catastrophisme écologique mais en promouvant les énergies nouvelles, y compris nucléaire, les économies d’énergie,
    les techniques de charbon propre et en préservant les forêts équatoriales. J’ai lu que Martine Aubry, à La Rochelle, a déclaré : « Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès
    qui est épuisée. »
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    À mon sens c’est une erreur. Malthus déjà, au début du dix-neuvième siècle, considérait que la terre était trop petite pour nourrir les hommes. Cette prophétie s’est révélée une erreur historique
    car elle méconnaît les ressources de l’humanité en inventivité, créativité, progrès des connaissances et de la technologie. Il faut faire confiance en l’homme. La gauche est inséparable de la
    volonté de raison. Elle ne doit pas renier l’héritage des Lumières. Elle doit affirmer le primat des valeurs de la connaissance, ne pas sombrer dans la technophobie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    <em>B) Un projet républicain en forme de nouveau new-deal</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J’énoncerai sept propositions :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    1. Relance concertée des économies. Un effort supplémentaire sera demandé à chacun (davantage d’épargne aux Etats-Unis, relance du marché intérieur et sécurité sociale en Chine, relance allemande
    et japonaise, financement du développement de l’Afrique et des PMA).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    2. Réforme du système monétaire international : création d’une nouvelle monnaie internationale de réserve reflétant la place des différents pays dans l’économie mondiale et ayant vocation à se
    substituer au dollar. L’émission de 250 Milliards de DTS par le FMI est un premier pas. Il faut aller beaucoup plus loin pour aider au développement des pays pauvres. Nouveaux « accords du Louvre
    », fixant des fourchettes aux parités monétaires (dollar, euro, yen, yuan) afin de parvenir à une concurrence équitable.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    3. Redéfinition du mandat de l’OMC (en fonction des principes comme la « concurrence équitable » et la « souveraineté alimentaire »). Changeons les règles du jeu en matière commerciale.<br>
    4. Plan mondial d’aide à l’Afrique et aux PMA.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    5. Contrôle du crédit par la voie de nationalisations bancaires.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    6. Réglementation des marchés financiers visant à éliminer les fonds purement spéculatifs. Chasse aux paradis fiscaux et traçabilité obligatoire des mouvements de capitaux, les banques devant
    être tenues de communiquer à la police et à la justice leurs archives informatiques.<br>
    7. Réintroduction d’éléments de planification au niveau régional et mondial par exemple :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - en matière de politique énergétique ;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - `d’autosuffisance alimentaire (suspension des négociations agricoles de l’OMC et redéfinition du mandat de l’OMC sur cette base) ;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - de planification industrielle ;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - d’eau potable et de grandes infrastructure (assainissement, routes, chemins de fer, hôpitaux, écoles, université et recherche).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    <b>III – La France 2009-2012</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <em>A) La France souffre</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Elle récolte les fruits amers d’un choix libéral effectué dans les années quatre-vingt et aujourd’hui renouvelé par Nicolas Sarkozy. Je n’évoquerai que quelques têtes de chapitre : le bouclier
    fiscal, la cure d’austérité infligée aux services publics à travers la RGPP, la réforme des collectivités territoriales qui serait un coup terrible pour la solidarité et pour les investissements
    collectifs, le tour de vis donné à l’Hôpital public, la réintégration de l’OTAN qui est un contresens politique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    Certes toutes les initiatives de Nicolas Sarkozy ne sont pas mauvaises, l’idée d’un grand emprunt national, s’il permet de financer les investissements économiquement rentables, est judicieuse
    dans un pays comme le nôtre où le taux de l’épargne avoisine 15%. Quand Nicolas Sarkozy propose des Assises de l’Industrie, je ne vais pas être contre puisque je les avais moi-même proposées en
    1982-83. Jean Riboud ayant accepté l’époque de les présider. Ce n’est pas ma faute si elles ont été annulées par mon successeur. Qu’elles soient reprises vingt-cinq ans après, sur une suggestion
    de la CGT paraît-il, ne me fera pas changer d’avis. Évitons l’antisarkozysme primaire et systématique. Celui-ci est la marque d’un vide conceptuel, d’une absence de projet alternatif réel, bref
    d’un opportunisme politique que nous avons toujours combattu.<br>
    <br>
    Nous devons nous opposer sur des bases solides. En France par exemple, il y a place pour un M.I.T.I. à la française, un contrôle public du système bancaire, une priorité accordée à la ressource
    humaine, un exercice calme et réfléchi des prérogatives régaliennes de l’Etat à l’opposé des effets de manche dont nous sommes las sur des questions comme la sécurité ou la justice. Ainsi, la
    suppression du juge d’instruction n’a rien de républicain. Le risque est grand de voir l’Etat instrumenter la justice à travers les parquets. Nous ne devons pas prendre des vessies pour des
    lanternes, accepter que la communication se substitue à la politique. Nous ne voulons pas que l’endettement de l’Etat permette seulement de renflouer les banques tandis que ceux qui sont aux
    commandes, après avoir failli, les conserveraient. « On prend les mêmes et on recommence » : de cela nous ne voulons pas.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <em>B) Que faire ?</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    1. L’état de la gauche.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    La gauche aujourd’hui ressemble à une flotte démâtée. Il est vrai que la gauche plurielle était au départ une idée essentiellement tactique, une alliance dominée par le parti socialiste avec les
    Verts en éclaireurs et le parti communiste en arrière-garde. Aujourd’hui, trois épaves surnagent : la proue supposée, je veux dire les Verts, prétend naviguer toute seule ; à la poupe,
    c’est-à-dire les communistes et leurs alliés, il manque une hélice : elle n’a pas connu de véritable dynamique aux dernières élections européennes et elle doit faire face à la concurrence du NPA
    ; quant au corps du bâtiment, je veux dire le PS, il a un sérieux problème de direction.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il n’y a pas de solution à cette situation désespérante en dehors d’un projet qui soit à la hauteur des défis du temps. C’est le rôle que le MRC revendique non pas pour lui mais pour toute la
    gauche et pour la France. La Maison commune de la gauche proposée par Martine Aubry ne saurait être que le replâtrage de la gauche plurielle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    2. La gauche a un problème d’identité et ce problème surdétermine la question des alliances. Il faut donner la priorité au projet. L’Europe, telle qu’elle s’est construite sur une base libérale
    et technocratique, n’est pas la solution, elle est le problème. Il faut la réorienter. Sur la base de la démocratie qui vit dans les nations. À cet égard l’arrêt de la Cour Constitutionnelle de
    Karlsruhe de juin dernier dit tout. Il y a un déficit de démocratie structurel dans l’Union européenne. La légitimité est dans les Etats nationaux et dans les Parlements nationaux. Il n’y a pas
    de peuple européen. C’est pourquoi le Parlement de Strasbourg ne peut être qu’un ersatz de Parlement. Tout cela nous pouvons d’autant mieux le reprendre à notre compte que c’est ce que nous
    disons depuis toujours.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    Il faut reprendre la construction européenne sur la base de la démocratie qui vit dans les nations et aller vers une Confédération européenne qui nous permette d’exister, d’être un pôle, comme on
    dit, dans le monde multipolaire de demain.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    C’est de cela dont nous devons discuter, sans exclusive, avec toute la gauche, y compris le NPA s’il le souhaite. Il y a là un rôle politique essentiel pour la France. Faut-il parler de tout cela
    avec M. Bayrou ? M. Bayrou – nous le savons - est un homme politique qui vient de la droite mais il s’est dit « prêt à tendre la main à la gauche ». Si nous sommes sûrs de nous-mêmes, si nous
    avons des idées claires, il n’y a pas lieu de montrer un quelconque sectarisme.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span><br>
    Le problème pour la gauche, c’est d’abord d’avoir les idées claires. Nous avons proposé, il y a plus d’un an, des Assises de toute la gauche. Nous sommes prêts à examiner un projet de primaires
    dès lors qu’elles concerneraient plusieurs partis de gauche qui en seraient ensemble les co-organisateurs, bien entendu sur la base d’une charte d’orientation politique. La gauche doit rompre
    avec une orientation qui l’a coupée des couches populaires depuis les années quatre-vingt. Je n’idéalise pas les primaires, mais elles peuvent être l’occasion d’une rupture salutaire. En tout
    état de cause, le MRC ne restera pas silencieux en 2012. Il pèsera, quoi qu’il arrive, directement ou indirectement. Nous sommes les gardiens de l’avenir républicain de la France. La priorité
    c’est le projet !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Y a-t-il un autre choix ? Sincèrement je ne le crois pas sauf à laisser le champ libre à M. Sarkozy qui s’emploie déjà activement à rassembler la droite autour de lui, en profitant des divisions
    et du désordre de la gauche.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <b>Conclusion</b><br>
    <br>
    Nous avions jadis, au début des années soixante-dix, fait lever un immense espoir. La gauche ensuite a tourné le dos à ses engagements. Elle a rendu les armes sans avoir combattu. Le
    néolibéralisme a triomphé. Les couches populaires se sont détournées de la gauche. Mais ce cycle est désormais derrière nous. Les triomphateurs d’hier sont les faillis d’aujourd’hui. Sachons
    trouver en nous-mêmes l’énergie de nous redresser. Sachons renouer avec les idées, c’est-à-dire avec le réel, mais aussi avec l’ambition collective, c’est-à-dire avec l’idéal. Il n’y a pas
    d’autre chemin pour une victoire qui, demain, ne décevra pas.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span class="codetags">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Jean-Pierre Chevènement le Dimanche 06 Septembre 2009
  </p>

  
  
  
  
  <link rel="File-List" href="file:///C:/Users/marina/AppData/Local/Temp/msohtml1/01/clip_filelist.xml">]]></description>
        <pubDate>Sat, 12 Sep 2009 10:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">41c57ed7d4d46245bacb6e36dce422f4</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-35975118-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[GAUCHE 2012]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-35758888.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <b><span style="font-family: Verdana; color: maroon; font-size: 18pt;"><span style="font-weight: bold; font-size: 16pt; color: maroon; font-family: Verdana;">PLUS QUE JAMAIS, LES PROPOSITIONS DE
    « GAUCHE 2012 » SONT UTILES, INDISPENSABLES A LA GAUCHE : AMPLIFIONS LE MOUVEMENT</span></span></b>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Chères amies, chers amis,&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">La rentrée politique s’effectue dans une certaine confusion.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">A droite, Nicolas Sarkozy rassemble son camp et continue, en dépit de la crise et de ses
    discours, dans la voie de sa politique néolibérale et d’inégalités sociales.&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-size: 11pt; font-family: Verdana;">La gauche, elle, demeure divisée, dans une grande incertitude et
    une certaine impuissance. Il n’y a aucune fatalité à demeurer dans cette situation&nbsp; souvent décourageante. Et nous avons montré avec l’initiative « Gauche 2012 » qu’il existe une stratégie
    de mobilisation pour une victoire aux élections présidentielles et législatives de 2012.&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Il faut amplifier le mouvement de soutien qui a permis de franchir
    une première étape avec près d’un millier de signataires, issus de différentes sensibilités de la gauche. <span style="font-weight: normal;">Cette</span> <span style=
    "font-weight: normal;">adhésion témoigne d’une grande aspiration à l’unité et surtout fixe une démarche précise et crédible, une méthode et un calendrier, pour la réussir. L ’actualité récente en
    montre le bien fondé, l’urgence. C’est sans doute, aujourd’hui, la seule voie pour dénouer la situation d’enlisement de la gauche.&nbsp;</span></span></span></b>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Nous avons écrit, au début de l’été, aux différents leaders de la gauche, pour leur
    présenter nos propositions. Jean-Pierre Chevènement, au nom du MRC, y a répondu favorablement et son soutien est précieux. Ici ou là, nos idées progressent, même si elles ne sont parfois reprises
    que de façon partielle. Raison de plus pour poursuivre avec détermination, sans se contenter de demi mesures ou de déclarations sans actes.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Au cours des dernières semaines, s’est déroulée une offensive médiatique en faveur de «
    primaires » pour désigner un candidat de gauche à l’élection présidentielle. Le Parti Socialiste, par la voix de sa première secrétaire, vient d’en retenir le principe. Mais de quelles primaires
    s’agit il ? Dans quelle stratégie sont-elles envisagées ? Tout ceci reste flou et parfois ambigu. En développant nos propositions, nous pourrons&nbsp; influer sur les choix, qui auront
    nécessairement des conséquences sur notre avenir commun. Au-delà, il nous faut convaincre dans toutes les familles de gauche.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann sont intervenus à de multiples reprises au cours de
    la dernière période, pour populariser l’initiative Gauche 2012 dans les médias. <b><span style="font-weight: bold;">Nous sommes mieux connus et reconnus. Mais il nous faut maintenant accentuer
    notre campagne, y participer chacun activement, faire connaitre nos propositions et faire signer notre appel.&nbsp;</span></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Organiser des Etats généraux de la gauche, travailler à un programme ou à une charte
    fixant les grandes lignes des objectifs de transformation sociale sont des tâches qui nécessitent un certain temps, surtout si l’on veut largement y associer des militants du monde syndical,
    associatif et des clubs. <b><span style="font-weight: bold;">Il y a donc urgence à agir !</span></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">C’est pourquoi :</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">- Nous vous demandons de faire partager <a rel="nofollow" href=
    "http://gauche2012.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1:gauche-2012-le-l-logiciel-de-la-victoire-r&amp;catid=1:le-logciel-de-la-victoire&amp;Itemid=3" target=
    "_blank">l’appel Gauche 2012&nbsp;: Tous unis dans un nouveau Front populaire</a> autour de vous, dans vos partis, vos organisations, auprès de vos proches et de faire largement signer l’appel
    sur notre site. N’hésitez pas à communiquer auprès de la presse locale, si cela vous est possible.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">- Nous sommes à votre disposition pour organiser des réunions afin de faire connaitre et
    partager notre démarche.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;">- Chacun peut apporter sa contribution, ses arguments et participer au débat
    !</span></span>
  </p><b><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-size: 11pt; font-family: Verdana;">Le combat pour l’unité a toujours été l’un des plus nobles dans
  l’histoire de la gauche. L ’un des plus décisifs aussi, parce que déterminant pour la victoire et le changement social. Il a besoin de l’engagement du plus grand nombre !</span></span></b><br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Sep 2009 19:47:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4fd78c813984ee39bbee03039c04f5de</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-35758888-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Inscrivez-vous à l'université d'été du Mouvement Républicain et Citoyen !]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-35124405.html</link>        <description><![CDATA[<h2>
    <b><a rel="nofollow" href="http://www.chevenement.fr/Venez-nombreux-a-l-universite-d-ete-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen_a824.html?preaction=nl&amp;id=8679108&amp;idnl=54040&amp;" target=
    "_blank">Venez nombreux à l'université d'été du Mouvement Républicain et Citoyen</a></b>
  </h2>
  <h3>
    <b><a rel="nofollow" href="http://www.chevenement.fr/Venez-nombreux-a-l-universite-d-ete-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen_a824.html?preaction=nl&amp;id=8679108&amp;idnl=54040&amp;" target=
    "_blank">Voici le programme final de l'université d'été du Mouvement Républicain et Citoyen qui se tient les 5 et 6 septembre 2009 à Toulouse sur le thème : "Face à la crise, la désuétude du
    modèle social-démocrate, l’actualité du modèle républicain". Inscrivez-vous !</a></b>
  </h3>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La République repose sur la souveraineté populaire et par conséquent sur le citoyen formé à penser par lui-même et sur une conception de l’intérêt général, résultat du débat public dans un espace
    laïc où chacun doit se déterminer en fonction de la raison naturelle et d’abord sur ce qu’est l’intérêt du pays.<br>
    Il est proposé d’approfondir en quoi elle est le projet qui permet de faire face à la triple crise que nous traversons : crise économique, crise sociale, crise des valeurs.<br>
    <br>
    Accueil et ouverture de l’Université d’été :<br>
    Thierry Cotelle , Pierre Cohen (Maire de Toulouse), Patrick Quinqueton et Jean-Luc Laurent.<br>
    <br>
    <br>
    <em>Samedi 5 septembre / matin</em><br>
    <b>Crise économique : quelles réponses en profondeur ?</b><br>
    <br>
    La régulation financière internationale, la protection légitime des intérêts des classes populaires et la lutte contre le «dumping social », le maintien et le renouvellement du tissu productif,
    la reconstruction d’un modèle de développement qui ne se résume pas aux intérêts des financiers, imposent de poser sur ces différents registres la question de l’intérêt général.<br>
    <br>
    Quelles sont les propositions républicaines pertinentes susceptibles de créer les conditions d’une sortie de crise positive en termes d’appel à l’intelligence (innovation/industrie), de
    protection raisonnable des intérêts des pays anciennement industrialisés (clauses dans les échanges), de charte de l’entreprise et le cas échéant d’appropriation publique (nationalisations de
    fait ou de droit) et d’utilisation rationnelle des ressources rares (biens communs de l’humanité) ?<br>
    <br>
    Comment décliner l’intérêt général aux niveaux national, européen et mondial ? Quel modèle de développement élaborer à l’échelle mondiale ? L’Europe peut-elle ne pas être écrasée entre les
    Etats-Unis et la Chine ? Quelle place pour l’Afrique ?<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">Intervenants</span> : Jacques Sapir (économiste), Yves le Hénaff (secrétaire national du MRC), Georges Sarre (Maire adjoint de Paris). Animateur : Pierre
    Dubreuil
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p><em>Samedi 5 septembre / après-midi</em><br>
  <b>Crise sociale, crise de la justice sociale</b><br>
  <br>
  La crise sociale est là. Elle est d’abord le produit de la crise économique, même si elle ne s’y réduit pas. Elle est le résultat du dumping social lié au libre échangisme. Les inégalités
  s’accroissent.<br>
  <br>
  La vague néolibérale, puis la crise, ont déséquilibré la part respective des salaires et de la rente dans la valeur ajoutée. Peut-on limiter les rémunérations les plus élevées ? L’idée d’une
  politique des revenus a-t-elle encore un sens ? La promotion des services publics n’est pas la défense de l’existant, mais de la place qui leur est assignée dans la vie sociale.<br>
  <br>
  Comment redonner un sens et une réalité au progrès et à la justice sociale, qui ne se limitent pas à la lutte contre les discriminations tant proclamée ? Quelle dynamique sociale appuyer, face au
  communautarisme et à l’assistanat érigé en système ? Comment lier protection économique et protection sociale ?<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Intervenants</span> : Liem Hoang-Ngoc (député européen, économiste), un syndicaliste d'Airbus Industrie, Christian Hutin (député, MRC). Animateur : Etienne
  Butzbach , maire de Belfort<br>
  <br>
  <br>
  <em>Samedi 5 septembre / Après-midi</em><br>
  <b>Face à la crise des valeurs, une réponse républicaine</b><br>
  <br>
  L’adjectif « citoyen » est aujourd’hui employé à tort et à travers, mais le nom commun de « citoyens » suppose que les membres de la communauté nationale aient prise sur leur avenir collectif. Cela
  suppose aussi le débat en raison, et non le consensus. Comment être davantage non pas « citoyens », mais « des citoyens » ? Que signifie aujourd’hui l’idée de progrès ? Comment aborder la question
  du privé et du public dans une optique républicaine ?<br>
  <br>
  Quels sont les apports et les pièges de la communication électronique dans la création d’un lien entre citoyens qui ne soit pas communautaire ? Comment donner aujourd’hui le sentiment d’une
  appartenance collective ? Le monde est de plus en plus gouverné par les entreprises et leurs réseaux.<br>
  <br>
  Que peut signifier aujourd’hui « faire de la politique » ?<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Intervenants</span> : Marcel Gauchet (Historien &amp; Sociologue), Julien Landfried (Secrétaire national du MRC). Animateur : Marie-Françoise Bechtel<br>
  <br>
  <br>
  <em>Dimanche 6 septembre / matin</em><br>
  <b>Actualité de la réponse républicaine, désuétude du modèle social-démocrate, mort du modèle social libéral</b><br>
  <br>
  Débat général en présence de Jean-François Kahn, Arnaud Montebourg, Paul Quilès et Jean-Pierre Chevènement.<br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 Aug 2009 15:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">94340662b1dd88885b78a6befa2cf08d</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-35124405-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Université d'été du MRC à Toulouse - 5/6 septembre]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-33593589.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><b>Face à la crise : la désuétude du modèle social démocrate, l'actualité du modèle républicain.</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b><span style="text-decoration: underline;"><br></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Samedi 5 septembre</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>9h</b> – accueil
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>9h30</b> – Ouverture
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Thierry Cotelle
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pierre Cohen
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    Patrick Quinqueton
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    Jean-Luc Laurent
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>10h – 12h30</b> – 1<sup>ère</sup> table ronde <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;Crise économique&nbsp;: quelles réponses en profondeur&nbsp;?&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Intervenants&nbsp;:</em> Jacques Sapir / Yves Le Hénaff
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Animateurs&nbsp;</em>: Pierre Dubreuil
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>12h30 – 14h30</b> – Déjeuner libre
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Réunion des élus avec l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés (ARECA)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>14h30 – 16h30</b> – 2<sup>ème</sup> table ronde <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;Crise sociale, crise de la justice sociale&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Intervenants&nbsp;:</em> Christophe Guilluy / Liem Hoang Ngnoc / un syndicaliste d’AIRBUS / Christian Hutin
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Animateur</em>&nbsp;: Etienne Butzbach
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>16h30 – 18h30</b>&nbsp;: 3<sup>ème</sup> table ronde <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;Face à la crise des valeurs, une réponse républicaine&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Intervenant&nbsp;:</em> Julien Landfried
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Animatrice&nbsp;:</em> Marie-Françoise Bechtel
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>19h</b> – Accueil au Capitole par Pierre Cohen, député-maire de Toulouse
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>20h30</b> – Banquet républicain
  </p><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><br>
  <br style="page-break-before: always;"></span>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Dimanche 6 septembre</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>9h30</b> – Ouverture Patrick Quinqueton
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>9h45 – 11h30</b> – 4<sup>ème</sup> table ronde <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;Actualité de la réponse républicaine, désuétude du modèle social-démocrate, mort du modèle
    social libéral&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avec Jean-François Kahn / Arnaud Montebourg / Paul Quilès et Jean-Pierre Chevènement
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>11h45</b> – Conclusions de Jean-Pierre Chevènement
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>

  
  
  
  
  <link rel="File-List" href="file:///C:/Users/marina/AppData/Local/Temp/msohtml1/01/clip_filelist.xml">]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Jul 2009 15:55:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f90af875ea4c27e5bd189009fd43d7de</guid>
                <category>Nos propositions</category>        <comments>http://www.mrc38.com/article-33593589-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Face à la crise, le retour du politique]]></title>
        <link>http://www.mrc38.com/article-30063205.html</link>        <description><![CDATA[<h3 class="texte">
    <a rel="nofollow" href="http://www.chevenement.fr/Face-a-la-crise,-le-retour-du-politique_a790.html?preaction=nl&amp;id=8626785&amp;idnl=48270&amp;" target="_blank">Article de Jean-Pierre
    Chevènement, paru dans la revue "Hors les murs" des anciens élèves de l'ENA, avril 2009.</a>
  </h3><br class="texte">
  <div class="right">
    <div class="photo" style="padding: 0pt; float: none;">
      <img title="Face à la crise, le retour du politique">
    </div>
  </div>
  <div class="texte">
    Finie l’ère du tout marché, du principe de la concurrence libre et non faussée, de l’interdiction des aides d’Etat, de la prohibition des déficits et des endettements excessifs ! Depuis l’automne
    2008, la « main invisible » censée réaliser l’optimum social pourvu que l’autorité publique ne s’en mêlât point n’inspire plus confiance. Les dieux du Marché sont tombés de leurs autels. Les
    grands prêtres se sont tu. La foule qui se prosternait à l’énoncé de vérités éternelles qui tombaient de leurs bouches a déserté leurs temples.<br>
    <br>
    L’Etat est revenu avec ses gros sabots pour assurer plans de refinancement et plans de relance face à la dépression. C’est celle-ci qui a conduit, en catastrophe, les politiques, libéraux de
    doctrine ou fraîchement convertis, à changer de pied devant les foules éberluées.<br>
    <br>
    « A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ». C’est par centaines de milliards de dollars ou d’euros que s’énoncent les plans destinés à sauver les banques de la faillite. Les pays
    anglo-saxons ne reculent pas devant les nationalisations. D’autres, de tradition moins libérale, comme la France, se bornent paradoxalement à prêter à leurs banques à des taux presque usuraires
    pour qu’elles continuent de financer l’économie à des taux bien inférieurs. Comprenne qui pourra : La plus grande de nos banques par exemple qui continue de déclarer des bénéfices, s’endette à
    grands frais auprès de l’Etat et rachète dans le même temps des activités bancaires dans les pays voisins. Dans tout cela flotte comme un air d’improvisation. Les doctrinaires du désendettement
    public viennent maintenant expliquer qu’il y a « la bonne dette » à côté de la mauvaise, et que l’explosion des déficits n’est en fait qu’une illusion d’optique. Après les plans de refinancement
    viennent les plans de relance, dont l’effet paraît nul, tant le bruit sourd d’un effondrement continu monte des profondeurs de l’économie : deux millions et demi d’emplois supprimés aux
    Etats-Unis en quelques mois. Un million de chômeurs supplémentaires en Espagne en moins d’un an. En un trimestre, les ventes et la production d’automobiles plongent presque partout de 40 %.
  </div><br class="clear">
  Une chose cependant devrait frapper les esprits : si leurs effets ne sont pas encore visibles, les plans de relance ont été annoncés partout par les autorités nationales, à l’instar des Etats-Unis.
  En Europe, c’est le Président en exercice de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, qui a pris l’initiative de lancer son plan à travers une instance qui ne s’était jamais encore réunie, le G4,
  c’est-à-dire les quatre principales économies européennes, puis le G16, instance tout aussi improvisée puisqu’elle consistait à faire entrer la Grande-Bretagne dans l’Eurogroupe. Il en a résulté
  deux choses : un montage qui juxtaposait les plans nationaux et qu’approuva in fine l’Union à vingt-sept, et enfin l’initiative d’un G20 imposée à un G.W. Bush finissant. Il est vrai qu’une relance
  coordonnée répondait à l’intérêt bien compris des Etats-Unis. Dans cette affaire, non seulement Nicolas Sarkozy, mais aussi Gordon Brown et l’Administration américaine elle-même, ont donné
  l’exemple d’une réactivité inattendue de la part de dirigeants présumés libéraux. C’est en tout cas dans le cadre national que des décisions d’une ampleur jamais vue depuis des décennies ont été
  prises. L’Union à vingt-sept et le G20 n’ont été que de vastes mises en scène. De bout en bout, les décisions ont été nationales, y compris dans l’Allemagne de Mme Merkel, au départ la plus
  réticente à agir dans un cadre européen ou même tout simplement multilatéral. Les décisions ont été nationales pour une raison toute simple : la nation reste le seul cadre démocratique où des
  gouvernants appuyés sur l’opinion publique et sur le Parlement ont la légitimité pour agir avec force à l’échelle requise. La Commission européenne a disparu dans un trou de souris. Le FMI fait des
  communiqués. Les textes européens ont été « suspendus ». Le retour du politique s’est donc fait dans un cadre national. Seuls jusqu’alors des responsables politiques portés sur la théorie,
  c’est-à-dire isolés, avaient osé soutenir que les marchés financiers n’étaient pas l’horizon de l’humanité mais que les peuples et les nations restaient les permanences de l’Histoire. Depuis près
  de trois décennies, la « doxa » libérale avait réussi à diaboliser l’intervention de l’Etat dans l’économie et à ringardiser l’idée même d’une politique industrielle. Mais dans l’immense désarroi
  qui s’est emparé des esprits après la chute des géants de la finance de Wall Street, on s’est tourné d’emblée et comme instinctivement, vers les pouvoirs qui trouvaient leur source dans le
  vouloir-vivre des nations. Celles-ci qu’on avait démonisées comme l’origine des pires fléaux, retrouvaient leurs couleurs. Certes il ne s’agit pas d’un retour au nationalisme, perversion de l’idée
  de nation, mais simplement de la réaffirmation du rôle démocratique des nations qui, au début du XXIe siècle, partagent d’ailleurs les mêmes valeurs et les mêmes principes.<br>
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  Le retour à la nation a des raisons plus prosaïques : C’est qu’il allait falloir payer. On se tournait vers le citoyen. On se tournait aussi vers le contribuable. Seul l’Etat en effet pouvait
  offrir une garantie pour les prêteurs. Lui seul paraissait assez armé pour tirer des traites sur l’avenir.<br>
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  Mais quel avenir ? Arrivés à ce point, les thuriféraires du libéralisme hésitent. Leur voix tremble. Ils veulent se rassurer. Il ne saurait, bien évidemment, à leurs yeux, n’être question que
  d’ouvrir une « parenthèse interventionniste » comme il y eut pour d’autres, jadis, en 1983, une « parenthèse libérale ». Ils se refusent encore à réglementer, à prendre des participations publiques
  au capital des entreprises, à fixer des plafonds aux rémunérations. Ils préfèrent s’en remettre aux codes de bonne conduite qu’on laisse aux patrons le soin d’élaborer. La faiblesse de cette
  position commence à apparaître.<br>
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  Car on devine que la crise sera longue et profonde. Immenses sont les problèmes qui restent irrésolus : réglementation des <span style="font-style: italic;">hedge funds</span> et des banques en
  général, prohibition des paradis fiscaux, politique des revenus, parités monétaires, programmes publics et politiques industrielles capables de soutenir une relance enfin efficace, etc.<br>
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  Le retour du politique prendra du temps, lui aussi. Il s’avance à tâtons et ne sait encore la forme qu’il prendra. Une chose est sûre : il faudra inventer ou réinventer l’Etat, développer les
  capacités d’anticipation, de prévision et de programmation, articuler le renouveau du civisme à de nouvelles formes de patriotisme, trouver des formes de coordinations encore inédites à l’échelle
  internationale, penser une Europe à géométrie variable, des institutions économiques et monétaires mondiales, associant aux vieux pays riches les puissances émergentes, sans oublier – espérons-le –
  les pays qui n’émergent pas.<br>
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  Surtout il faudra donner forme humaine au retour du politique : recréer l’espoir en pensant le monde avec trente ans d’avance. Déjà on devine que d’immenses investissements sont nécessaires pour
  préparer l’après-pétrole, limiter l’émission de gaz à effet de serre, nourrir l’humanité, économiser les biens rares : eau, air, sols, et que l’idée de service public garde toute sa force pour
  faire de la santé, de l’éducation, de la culture et de la recherche les vraies priorités du développement humain. Ces priorités, pourtant incontestables, ne s’imposeront pas d’elles-mêmes. Pour
  dépasser les concurrences et les tensions inévitables et préparer un monde réellement meilleur, on ne fera pas l’impasse des luttes et de la conscience, bref de ce qu’on appelle « la politique ».]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Apr 2009 18:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4d1bdf90046ff4b01192f2c754dc0368</guid>
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